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 The Green Inferno

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Gossip Coco
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MessageSujet: The Green Inferno   Dim 31 Jan - 20:20


Réalisateur : Eli Roth
Genre : horreur, thriller, cannibal movie (interdit aux moins de 16ans)
Durée : 100 minutes

Résumé

Justine (Lorenza Izzo), étudie à New York à l’université Columbia, et est la fille d’un riche avocat travaillant aux Nations unies. Elle a remarqué Alejandro (Ariel Levy), chef d’un petit groupe de militants sur le campus, qui rêve d’accomplir quelque chose de grand, quelque chose qui durera après ses études.

Il invite son groupe à le suivre jusqu’au Pérou, pour arrêter une compagnie pétrolière qui est sur le point d’exterminer une tribu d’indigènes, en cherchant à d’obtenir les droits du terrain sur lequel vit la tribu, afin de le déboiser. Justine n’est pas sûre de s’intéresser réellement à la protection de la forêt, mais elle veut se rapprocher d’Alejandro, et pense que l’aventure ne sera pas particulièrement périlleuse. Elle rencontre les autres membres du groupe parmi lesquels Jonah (Aaron Burns), Daniel (Nicolas Martinez), Amy (Kirby Bliss Blanton), Samantha (Magda Apanowicz), Lars (Daryl Sabara), Kara (Ignacia Allamand) et quatre autres étudiants.

Une fois sur place, malgré des tensions, la mission est un succès. Mais sur le trajet du retour leur avion de fortune s’écrase en pleine forêt. Les survivants vont être confrontés aux dangers de l’Amazonie mais surtout à la tribu qu’ils tentaient de protéger, qui est en réalité cannibale…

Mon avis

Je profite d’un petit moment d’accalmie dans la fièvre et le mal de tête pour vous proposer une nouvelle chronique sur un film que j’ai visionné récemment (j’ai un peu la grippette… Merci à l’humidité froide ou le froid humide, c’est bonnet blanc blanc bonnet et qui nous ramène tous les virus hivernaux). Un petit coucou et une dédicace à Alice in Oliver si tu passes dans le coin car tu m’as motivée à écrire enfin cette chronique (et promis, je me pencherai sur The Girl Next Door).

Au milieu des films de psychopathes clownesques sortis du festival du rire, Eli Roth, le réalisateur de Hostel, a décidé de rendre hommage aux glorieuses années 70 et ses films de cannibales, en particulier le célèbre et controversé Cannibal Holocauste, en nous proposant un film de cannibal (logique… ça va, je ne délire pas sous l’effet de la fièvre), The Green Inferno. Attention, tripailles, découpages d’abats de l’éleveur du coin, acteurs peinturlurés censés représentés des cannibales et autres joyeusetés sont au menu. Et non, je ne trouve pas que ce film mérite ma traditionnelle appelation « Film choc et extrême en perspective ». Vous comprendrez pourquoi.

Un certain nombre de personnes le voyaient comme un remake de son illustre grand frère mais, très personnellement, ce n’est pas un remake mais bien un film hommage. Déjà, l’histoire est différente : les héros ne sont des pseudos-reporters sans scrupule en quête de gloire et de sensations fortes mais bien des gens dans l’air du temps, farouches protecteurs des opprimés contre les méchants exploitants de forêts avides de fric. Bon, je suis un peu méchante mais il faut avouer que j’ai trouvé les personnages très clichés, pour qui on ne ressent pas la moindre sympathie. Enfin passons. Ensuite, ce n’est pas filmé caméra à l’épaule comme son auguste modèle, enlevant tout le côté réellement effrayant et terriblement réaliste de Cannibal Holocauste, mais bien comme un film classique. Quant aux cannibales proprement dits, je ne les ai pas trouvés très crédibles. Ce n’est pas parce qu’on tartine un acteur de fond de teint rouge acheté au Monoprix du coin avec des bandes rouges et jaunes pour le côté couleurs locales avec un pagne en guise de slip qu’il devient un cannibal digne de ce nom. Et là, le bât blesse. J’ai trouvé le jeu des acteurs très (trop) exagéré et c’est un peu dommage, les enfants jouaient même presque mieux que les adultes.

Côté gore, la marchandise est au rendez-vous même avec un premier démembrage dans les règles de l’art devant des cannibales déchaînés (comprenez : en roue libre) même si ça reste relativement soft (toute proportion gardée bien sûr, c’est pas non plus le monde des Bisounours) à d’autres films de charcutage. Pour être honnête, cela m’a plutôt arraché un sourire plutôt qu’une grimace de dégoût.

Enfin, autre point négatif : la fin. Déjà, une happy end ne collait pas trop avec le reste du film et donnait un côté un peu trop convenu. Où est l’insolence, l’irrévérence, le non politiquement correct de Cannibal Holocaust? Et la toute dernière minute était juste du grand n’importe quoi. Bref, cette fin gâche un peu le film qui a au moins le mérite de proposer autre chose que les habituels torture porns qui se suivent et se ressemblent. De plus, même s’il est un peu noyé et peu lisible, il y a un message dénonçant les dérives de notre société capitalistes et individualistes, avec des héros qui se retrouvent finalement impuissants et désarmés face au retour à la vie sauvage. Ironie plus que prévisible de l’histoire, ces tribus primitives qu’ils tentent de protéger de l’avidité et de la cupidité de multinationales peu soucieuses de la nature et l’environnement seront l’artisan de leur destruction de leur groupe et de leur solidarité somme tout superficielle et ces mêmes multinationales devenant leur seul espoir de survie. Le message à tirer que pétris par l’égoïsme propre à notre civilisation consumériste et l’instinct de survie sont plus forts nous rendent finalement plus abjects que les peuplades primitives.

En conclusion, The Green Inferno a le mérite de trancher avec le lot de films d’horreur actuels même s’il reste, je trouve, au niveau des productions destinés plus à faire peur aux adolescents.

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« La fanfiction est la matière noire de la culture, invisible pour le grand public mais incroyablement massive. »
Lev Grossman

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