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 Le classement des séries

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MessageSujet: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:20

Le classement des séries
- by Audiencesusa.com


Le site Audiences USA fait un TOP 50 des séries américaines selon les saisons diffusées en 2010-2011 ^^


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You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard ~ Cordelia Chase
This is it: Team Free Will. One ex-blood junkie, one dropout with six bucks to his name, and Mr Comatose over there. Awesome. ~ Dean Winchester
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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:23

PLACES 50 A 46


#50 - HELLCATS



Statut : Annulée

Citation :
Librement inspirée du film populaire Bring it on, un succès aux États-Unis passé inaperçu en France sous le titre American girls, Hellcats troque l’habituel campus californien pour un cadre assez inédit en matière de teen soap, celui de Memphis. Ne cherchez pas plus loin, ce sera là la seule originalité de cette série de The CW… tournée à Vancouver. « Le berceau du rock et du blues », comme l’indique la voix-off dès les premières secondes du pilote, a tendance à devenir le creuset de la dance music, puisqu’il est question de cheerleading et les pom-pom girls n’ont pas l’habitude de faire des levers de jambes sur du Johnny Cash ou du Elvis Presley.

Si le long-métrage pouvait compter sur Kirsten Dunst et Eliza Dushku en têtes d’affiche, on retrouve ici, dans des rôles à peu près équivalents, Ashley Tisdale et Alyson Michalka. Deux starlettes filiformes qui n’ont d’éclatant que leur sourire Colgate. Cette dernière est l’héroïne. On apprend ainsi, toujours dans l’introduction du pilote, à la 25e seconde plus précisément, qu’elle et sa mère sont victimes de la crise économique. « Je me déplace à vélo… car les temps sont durs. On a du mal à boucler nos fins de mois », dit-elle. À ceux qui s’illusionnent encore à penser qu’une série de The CW pourrait montrer une forme de réalité sociale, vous êtes prévenus : Hellcats ne déroge pas à la règle. Marti Perkins, l’héroïne qu’on aimerait nous présenter comme l’Américaine moyenne, est pauvre et est donc une rebelle au grand coeur qui, de surcroît, est également dotée d’une grande intelligence. La preuve : elle est inscrite en prépa de droit, ou du moins l’équivalent américain. Mais pour payer sa scolarité, celle-ci doit bénéficier d’une bourse et c’est là où tout se complique. Pour l’obtenir, Marti doit se résoudre à pratiquer le cheerleading. Très peu pour elle, elle compare même ce milieu à une secte, mais, comme elle le conclut si bien, « la vie nous amène là où on ne s’y attend pas ».

Pourtant, Hellcats est totalement la série que l’on peut imaginer. Elle accumule tous les poncifs du genre et feint de les détourner l’espace de quelques scènes pour mieux tomber au tapis. Comme si ce n’était pas suffisant, Gale Harold confirme que son rôle de Brian Kinney est loin derrière lui, en prêtant ses traits fatigués à un professeur de droit, la passion première de l’héroïne. Mais même en dehors des salles d’entrainement ou des terrains de football, la série se montre indigente. En témoigne le prologue lors du premier cours universitaire : « Il y a deux types d’avocats, les riches qui prennent de gros honoraires et ceux avec un faible pour les causes perdues ». Il ne manquait plus que du manichéisme de bas étage pour faire de Hellcats justement une cause perdue…



#49 - SHIT MY DAD SAYS



Statut : Annulée

Citation :
Il est absolument fascinant de voir comment il est possible d’écrire une sitcom aussi ringarde et anachronique à partir d’un sujet aussi moderne. Moderne, l’était-il sûrement sans l’être. La série se basait, certes, sur un compte twitter mais narrait les frasques d’un vieux grand-père réac. N'étant pas possible de transferer Twitter sur petit écran, il ne restait donc que papi et son idiot de petit-fils. Et c’est bien le problème qu’à rencontré la série. Qui dit personnage vieillot ne dit pas forcément série désuète aux ressorts usés jusqu’à la corde.

Que dire de plus ? A part quelques scènes lourdement drôles de beauferie où l’on esquisse un sourire par politesse et par pitié pour ce pauvre Shatner, il n’y a rien à sauver. C’est mal écrit, la réalisation a 20 ans de retard, les intrigues sont dignes d’un mauvais épisode de Roseanne et le casting est aussi vulgaire et poisseux que les immondes dialogues aux stéréotypes d’un autre temps (je ne supporte plus Nicole Sullivan et son jeu de bouchère). Shatner, quant à lui, ne prend même pas la peine de sauver le navire et se contente de jouer la statut de cire. Un carnage.



#48 - DESPERATE HOUSEWIVES




Statut : En cours de production (dernière saison)

Citation :
Je crois bien avoir épuisé ma besace de railleries et de fourberies à l’égard de nos amies les Housewives. Cette saison n’était pas la meilleure ni la plus ratée. En tout cas nettement supérieure aux deux saisons précédentes. A vous dire la vérité, je n’ai déjà quasiment plus aucun souvenir de ses intrigues. Desperate Housewives a finalement trouvé son rythme de croisière : c’est une série à l’encéphalogramme plat, globalement fadasse mais qui parvient encore à créer sporadiquement des coups de bourres soapesques qui nous tiennent en haleine.

A ce jeu, cette saison 7 tire plûtot son épingle du jeu. Tout en restant du résucée de soap de maison de retraite, le jeu du chat et de la souris de Paul et Felicia a ainsi reservé son lot de surprises malgré des ficelles encore plus énormes que les murs empoisonnés de Dynasty. La série a également réussi, une fois n'est pas, mais alors n'est vraiment pas coutume, une intrigue dramatique avec le divorce annoncée de Lynette et Tom. Du reste, l'intrigue de Gabrielle et son père était tout droit sortie d'une telenovela mexicaine. Marcia Cross, quant à elle, a certainement du asperger d'essence ses DVD de Beverly Hills avant de les faire flamber dans la loge de Marc Cherry, en guise de vengeance pour l'avoir affubler de l'homme au foyer désésperant de Megan Fox.

Et si lors des dernières saisons, les maigres rebondissements étaient immédiatement neutralisés par leur côté complètement ridicule (Orson cleptomane de fourchettes, le boutonneux étrangleur qui fait une césarienne à Lynette, Edie en mauvais remake de Terminator …), il faut avouer que la saison 7 les a globalement réussies. En tête de cortège : le jubilatoire cliffangher avec nos 4 Housewives réunies autour d'un terrible secret. Dans un océan d’historiettes de ménagères au chômage, les Housewives sont ainsi (enfin) parvenues à nous créer un petit îlot d’excitation. On en demandait presque pas tant ! J'ai presque, (presque), honte de le confesser mais cette série va vraiment nous manquer.



#47 - GOSSIP GIRL





Statut : En cours de production

Citation :
Quiconque connaît Gossip Girl, connaît son goût pour ses histoires plus ou moins ratées et les saisons catastrophiques. La saison quatre débutait à Paris sous un soleil estival rayonnant, pleine de promesses et notamment celle de changer un peu, d'offrir un nouvel air aux intrigues, ce qui bien sûr, ne sera malheureusement pas le cas. En quatre ans, le cast réduit de la série a su chacun son tour se faire sauter la braguette dans le but de divertir les fans les plus acharnés. Sauf que voilà, à trop en vouloir sous la ceinture, on en devient dégoûté. Cette saison on a tenté de nous rejouer le coup des nouveaux personnages qui finiront aussi effacés qu'une peau blanche après un été passé aux Canaries. Ce fût également le bon moment pour enfin nous dire que nos jeunes amis riches et célèbres apprennent des choses à l'école sauf que voilà, Josh Schwartz est trop occupé à attraper Volkov dans Chuck et oublie même l'existence de l'université. Aurait-il si vite oublié Newport Beach ? Pour sauver une saison malhonnête il faut pimenter les choses, trouver des idées révolutionnaires piquées aux soaps tournés dans la Grosse Pomme dont même As The World Turns ne voudrait pas. C'est là que les trafics d'entreprise, les coucheries professorales, les tromperies parentales et autres choses bel et bien vivantes font leur apparition. A notre grand dam après la première partie de la saison qui promettait tellement, la seconde s'effondre tel un château de cartes, comme si les scénaristes avaient vu Irène avant l'heure. Quiconque aime Gossip Girl sera obligé de dire que cette saison était catastrophique (en partie). La série a certes ses qualités mais aussi ses gros défauts attachés comme la barde à un rôti. Le tout est de maintenant savoir si la série peut faire pire la saison prochaine ?



#46 - CALIFORNICATION




Statut : En cours de production

Citation :
La saison 4 de Californication serait-elle la saison de la maturité, à la fois celle du héros et celle de la série ? Non. Mais c'est ce qu'elle aurait dû être et c'est certainement l'objectif que les scénaristes s'étaient fixés, avant de retomber dans leurs affreux travers. Emprisonné, à deux doigts d'être lourdement condamné pour viol sur mineur (quand même), Hank Moody aurait dû changer. Enfin. Je ne m'attendais évidemment pas à ce qu'il devienne un saint et, comme sa fille Becca avoue l'avoir souvent souhaité, qu'il se tranforme en bon père et en bon mari à la routine impeccable qui se lève, embrasse les femmes de sa vie avant de partir au boulot, puis qui revient le soir le sourire aux lèvres, qui les embrasse à nouveau et qui met le pieds sous la table en attendant que son whisky puis son dîner lui soient servis. Non. Je m'attendais juste à ce qu'il apprenne de ses erreurs. Au lieu de ça, il a couché aussi souvent qu'il a pu avec la jeune fille qui reprenait le rôle de Mia dans le film adapté de son bouquin. Mais il faut reconnaître que c'est dans la saison 4 qu'il a le moins de conquêtes différentes. Il est resté un bon bout de temps avec... son avocate. C'était d'ailleurs un plaisir de retrouver Carla Gugino, parfaite dans ce rôle (malgré ses lèvres qui ont doublé de volume). Malheureusement, Abby n'était pas un personnage particulièrement attachant. Comme toutes celles qui sont de passage en somme.

Le plus gros problème de la saison est le même depuis 3 ans : la relation entre Hank et Karen a été visitée et revisitée et les scénaristes n'ont absolument plus rien à dire sur le sujet qui soit un tant soit peu original et nouveau. Il en va de même pour la relation père-fille. Becca grandit à vitesse grand V mais ils ne réussissent pas (et ne cherchent même pas à vrai dire) à en tirer profit. C'est toujours elle qui possède les dialogues les plus touchants et les plus vrais, mais ils finissent quand même tous par se ressembler. Et rien de ce que Hank peut lui répondre n'efface les plaies. Alors oui, au bout du compte, c'est quand Hank, Becca et Karen sont réunis que la série offre ce qu'elle a de meilleur et surtout de plus profond et de plus sincère. Les auteurs le savent bien et s'en servent toujours pour jouer sur la nostalgie et nous donner l'impression que cette nouvelle saison n'est pas vaine. C'est clairement nous prendre pour des idiots... Le couple Charlie/Marcy qui n'est plus offre encore et toujours les dialogues les plus vulgaires et les situations les plus étonnantes mais on s'en lasse tellement.

La saison 3 de Californication s'était achevée sur Rocket Man d'Elton John, la saison 4, elle, s'est tournée vers le You can't always get what you want des Rolling Stones. Très à propos. La série ne nous offrira jamais ce que l'on attend d'elle, c'est plus clair que jamais. Alors c'est vrai que cette saison était globalement moins mauvaise que les précédentes, essentiellement parce qu'elle était moins vulgaire et très tournée vers le passé, et la saison 1 plus précisément, que la nostalgie est toujours un truc qui fonctionne, mais l'on comprend grâce au final que le héros ne changera jamais, quoiqu'il lui arrive, et c'est énervant. Ce dernier épisode aurait très bien pu servir de conclusion pas trop moche à la série. J'ai même l'impression que les scénaristes ont cru qu'ils n'obtiendraient pas de saison 5. Pas de chance : malgré les audiences faiblardes, Showtime a décidé de poursuivre l'aventure. A quoi bon, bon sang. A quoi bon ?

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Dernière édition par a.a.k le Sam 10 Sep - 11:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:25

PLACES 45 A 41



#45 - V




Statut : Annulée

Citation :
Ahh V … On aime V. On aime ses effets spéciaux tellement cheap qu’ils ne prennent presque plus la peine de cacher les fonds verts. On aime les storylines si aberrantes qu’on en vient à se demander si ce n’est pas une parodie québécoise. On aime également le jeu forcé et « Sam Neilien » de Elizabeth Mitchell qui en devient éblouissant de réalisme comparé à celui amorphe de Scott Wolf. On aime aussi le fait que Logan Huffman ait rendu ses lettres de noblesse à Matt Dallas. Et on aime tout autant qu’ils aient ressorti la momie Jane Badler de sa naphtaline afin de lui donner de nouveaux sujets de conversations lors de ses brunch lifting avec ses amies Joan Van Ark et Deborah Shelton. Et on aime surtout le fait que cette bêtise soit fait avec un tel premier degré qu’elle en devient jouissive de ringardise. Ah … V va nous manquer. Et ça, on n’aime pas.




#44 - GLEE





Statut : En cours de production

Citation :
Si, même Ryan Murphy et Brad Falchuck reconnaissent à demi-mot que cette saison 2 était une vaste supercherie dénuée de scénario orchestrée dans le but de vendre des titres sur Itunes, alors que voulez-vous que je rajoute ? La messe est dite. Officiellement, la production a embauché pour la première fois (c’est tout de même hallucinant) des scénaristes pour la saison 3 car nos deux amis seront occupés par leur nouvelle série. Officieusement, on se doute que ça a du bardé, surtout au vu des rafales de critiques sur cette saison au vide intersidéral.

La saison 2 de Glee est donc un échec à 75 % : épisodes indépendants inutiles (l’innommable Britney/Britanny constituée de scènes remplissages – qui plus avec la présence de John Stamos, histoire de conforter notre souffrance), leçons de morales à la mord moi le nœud, jeux d’acteur outranciers. Et surtout, tous les efforts de début d’embryon de petite graine d’intrigue sont annihilés par les épisodes musicaux, les épisodes guest star, les épisodes Superbowl par-ci, les épisodes « il y a The Voice en face, on va les exploser » par-là et j’en passe. Et comble de l’atrocité du « on fait déjà de la merde mais quand va même se tirer une balle dans le pied histoire d’être sur que tout le monde puisse dire qu’on a foiré la saison », ils ont rendu la coach Sue Sylvester gentille. Mais gentille, pas genre fourbe pour être encore plus méchante en saison 3. Non, une vraie gentille, une Kelly Taylor en puissance, une Meredith Grey en devenir. Sachant que 90% des bonnes répliques étaient prononcées par son personnage, on serre très fort les fesses en attendant la saison 3.

D’ailleurs, c’est amusant, et j’en viens aux points positifs, à quel point la tendance s’est inversée en deux saisons. Lors de la saison 1, on avait presque envie de zapper les séquences musicales pour en venir aux intrigues. Dans la saison 2, les acteurs comprennent enfin le principe du playback (aidés par l’excellent Darren Criss qui, en dépit d’un physique Polydent assez irritent, chante merveilleusement bien) et les interludes musicales deviennent bien plus sympathiques que les storylines dignes d’un teen soap allemand. Les idées en elles-mêmes ne sont pas pourtant pas SI mauvaises, notamment les histoires gays, très justement traitées par la série. Et il ne suffirait pas franchement de grand-chose pour que Glee passe du statut de daube à agréable teenagerie. La recette ? Concevoir de vrais arcs narratifs sans interruptions nous expliquant que Lady Gaga est la digne héritière de Gandhi et arrêter avec les sirupeuses leçons de morale que n’aurait pas même oser faire le révérend Camden. Ah oui, et également arrêter avec les espèces de séquences faussement politiquement incorrectes, surtout démagos à mourir, du genre Gwyneth Paltrow qui nous apprend ce qu’est une fellation ou Lea Michele qui se bourre la gueule au Banga pomme. Merci !



#43 - HOW I MET YOUR MOTHER





Statut : En cours de production
Citation :

En début de saison, Josh Radnor déclarait à qui voulait l’entendre que cette nouvelle saison serait la meilleure que la série n’ait jamais connue. Deux solutions : soit Radnor a des goûts de merde (après tout, il est bien apparu dans la série Miss Match), soit il sait faire preuve d’une belle ironie. Partons sur la seconde option. Après tout, l’ironie a toujours été l’une des forces de How I Met Your Mother. Et pour cause, cette saison était – et de loin (et pourtant ce n’était pas facile) – la pire saison de la série. Il n’y a presque rien à sauver. Le naufrage est tel que même Barney n’est plus drôle, devenant l’ombre, la parodie de lui-même avec des répliques auxquelles Neil Patrick Harris ne semblent plus croire.

Il est devenu beaucoup plus téméraire de dresser la liste de ses défauts que de ses qualités. Franchement, elle n’en possède plus guère. Les répliques ? Cela fait des années qu’How I Met ne nous a plus fait rire. Les gimmick ? Frais et réjouissants dans les premières saisons. Mais après près de 150 épisodes, les « Legendary », « Challenge accepted » et autres « Slap bet » commencent sérieusement à sentir la naphtaline.

Et le scénario … Que dire du scénario … Cette intrigue minable d’hôtel à sauver sous forme de lovestory stérile … Les scénaristes pensaient-ils sérieusement nous tenir en haleine sur une saison avec ça ? Navrant. Déplorable. On est achevé par la scène finale où les scénaristes font une private joke en faisant croire, pour la billionième fois, qu’ils vont enfin révéler l’identité mère. Et puis pouf … C’était une blague. Mais franchement, je ne crois que cela n’intéresse plus personne. Et dire qu’il n’y pas si longtemps, How I Met Your Mother était encore considérée comme « The Sitcom ». Elle ne désormais plus rire personne.



#42 - PERSONS UNKNOWN





Statut : Annulée

Citation :
Non, je n’ai absolument pas honte à dire que j’ai beaucoup aimé cette petite série d’été NBC. Alors oui, elle a été en grande partie raillée par la critique bobo américaine. La raison ? Ses audiences anémiques et son statut de coproduction d’été. Peut-être aussi le fait que dans la série « thriller cheapouille de l’été », CBS avait dégainé la saison dernière l’ignominie Harper’s Island et son scénario de film d’horreur direct-to-dvd avec Sarah Michelle Gellar et Jared Padalecki.

Persons Unknown, rappelons-le, met en scène un groupe de personnes se réveillant prisonniers d’une mystérieuse ville fantôme dont ils ne peuvent s’échapper. Et elle surprend par sa capacité à créer une ambiance pesante, un vrai suspens et une histoire qui, bien que bourrée de défauts, d’approximations, d’incohérences et de raccourcis grossiers, parvient à nous tenir en haleine et nous livre même une conclusion satisfaisante. Tout en restant de la bonne série pop-corn, Persons Unknown tente clairement un genre de récit que l’on a peu, voire pas, l’habitude de voir en série : un thriller confiné, psychologique, paranoïaque face aux grands complots à coup de millions de dollars qui nourrissent habituellement le genre.

A quelques détails près, l’intrigue permet donc à la série de masquer le fait qu’elle soit construire de bric et broc et évite de tomber dans la pure série Z, et ce malgré un cast de douzième catégorie (le plus connu de tous est l’horripilant chinois de Prison Break, c’est vous dire). Bref, une bonne petite surprise même si on peut regretter que le scénario ne soit pas toujours à la hauteur des ambitions et finisse parfois par retomber dans les écueils traditionnels.


#41 - THE WALKING DEAD





Statut : En cours de production

Citation :
La déception fut à la hauteur des attentes. The Walking Dead était clairement l'événement de l'automne: buzz tonitruant, geek surexcités, carton d'audience ... Toute personne se prétendant amateur de séries se devait de regarder cette série. On l'a vu. On n’aurait pas dû.

The Walking Dead n'est foncièrement pas une mauvaise série. La réalisation est bluffante, la photographie léchée, les effets spéciaux convaincants, l'histoire traditionnellement efficace. Seul le casting est globalement très mauvais et anti-charismatique (hormis l'inquiétante Laurie Holden qui se croit encore dans X-Files).

Mais alors d'où vient le vrai problème ? Il tient en une déclaration du président d’AMC qui, au lendemain de l'annonce du renouvellement du show, a annoncé qu'il aimerait que la série dure au moins 10 ans (bon c’était avant de virer Frank Darabont et de se mettre à dos toute l’équipe technique). Mais le problème est bien là: une série de zombies peut-elle être imaginée sur une telle longueur ? Je suis, à titre personnel, très friand des films de ce genre qui parviennent à instaurer une ambiance et à maintenir le spectateur en haleine pendant 1h30. Mais est-ce seulement possible sur une série fleuve ? Walking Dead semble prouver le contraire. D'ailleurs, aucune série d'horreur, câblée ou non - et même anthologique - n'a jusque ici réussi à véritablement convaincre. On se souvient par exemple de l’épouvantable Masters of Horror, de la surréaliste Harper’s Island ou encore de l’insipide Nightmares & Dreamscapes. Il semble donc que la branche zombie n'échappera pas à la règle.

Les 6 épisodes de cette saison 1 pourraient ainsi se résumer en 4 minutes 30. En dehors du pilote intriguant et du final (enfin, des dernières minutes du final) exaltant, les autres épisodes sont surtout constitués de bavardages inutiles et de remplissage soporifique, le tout sous un assourdissant fond sonore de cigales transgéniques. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’à coté de Walking Dead, Mad Men c’est Die Hard mais enfin tout de même. Certains épisodes vont jusqu’à laisser de côté les zombies pour se concentrer sur les relations entre les personnages. Malheureusement, le côté drama ne tient absolument pas la route, l’épaisseur des protagonistes tient sur une feuille de PQ et les intrigues (surtout portées par un triangle amoureux vaseux) n’ont aucun intérêt. Résultat : on s’ennuie ferme. A moins d'un coup de génie, je ne vois pas en quelle mesure la saison 2 pourrait être une réussite.

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:32

PLACES 40 A 36

#40 - Pretty Little Liars




Statut : En cours de production

Citation :
Après des mois d’absence, Aria revient s’installer à Rosewood avec sa famille. Elle retrouve ses amies (Hanna, Spencer et Emily), qui ne le sont plus depuis la disparition d’Alison. Rosewood est la ville des grands secrets, et les quatre jeunes filles – pas si lisses que ça - ont des choses à cacher… Adaptée d’une série de romans populaires, écrits par Sara Shepard, Pretty Little Liars se glisse parfaitement dans le moule des séries adolescentes diffusées sur CW (sauf qu’ici, il s’agit d’ABC Family). Il ne manque peut-être qu’une voix off qui dirait « Cher journal… »

La première séquence du pilote ressemble à un épisode de la série canadienne Fais-moi peur ! Quant au reste de la série, il évoque joyeusement le meilleur et le pire de ce que le cinéma et la télévision ont déjà créé pour divertir le public adolescent et les jeunes adultes. Gossip Girl, Sexe intention, Souviens-toi l’été dernier, etc. A chaque fois que Spencer est chez elle, dans cette grande maison aux grandes fenêtres, on s’attend à ce qu’elle se prépare du pop corn. Tandis que chacune des ombres du jardin nous renvoie à nos peurs infantiles et l’envie nous prend de lui crier « Déménage ! »

Pretty Little Liars est un assemblage de ressorts narratifs déjà-vus, qui n’en sont pas moins jouissifs. Les quatre héroïnes – actrices – sont outrageusement belles, leurs garde-robes sont indécentes. Elles ne sont pas la white trash society de l’Upper East Side, mais pour des provinciales, elles ne se débrouillent pas mal. Et bien qu’elles tentent de survivre physiquement et socialement à un mystérieux psychopathe (-A, personnage omniscient), les quatre adolescentes, et en particulier Hanna et Spencer, ne se dispensent jamais d’une vanne éblouissante de superficialité.

Aimer Pretty Little Liars, c’est donc aimer jouer à se faire peur, aimer les jolies filles… et les jolis garçons (là, c’est discutable, jusqu’au moment où ils enlèvent leur t-shirt). C’est effrayant. Ca ne se prend pas au sérieux. C’est fun comme les vacances (ça tombe bien, c’est une série partiellement diffusée l’été). Enfin, comme toute bonne série adolescente, qui se respecte un peu, PLL parle assez justement de la difficulté de communiquer avec les adultes, d’identité et d’acceptation de soi.


#39 - Episodes/size]





Statut : En cours de production

Citation :
La série a été largement décriée par les critiques. On a pu lire qu’elle n’était pas drôle ou qu’elle n’était qu’un sous-Entourage. Peut-être. Je crois surtout que les attentes autour de cette sitcom étaient tronquées. Pardonnez-moi mais je n’ai jamais lu qu’Episodes avait vocation à succéder à Entourage. A vrai dire, je ne comprends pas non plus pourquoi, sous prétexte que « c’est une série sur une série », elle devrait nécessairement avoir la plume acerbe et un ton aiguisé.

Car Episodes n’est rien de tout cela. Il s'agit ni plus ni moins que d'une petite sitcom sans prétention, innocente caricature des networks américains et visant tout simplement à nous divertir. La mission est remplie, on s’amuse devant les tribulations pour le moins burlesques de ce couple de scénaristes anglais (la femme est toutefois insupportable et très moche, je vous l’accorde) débarquant en plein capharnaüm ricain. La pastiche est certes facile mais qu’importe, les situations jouent pleinement la carte du comique de situation sans jamais verser dans l’excès (l’un des reproches que l’on aurait pu faire à une autre série du genre : Grosse Pointe).

A titre de comparaison, Episodes se rapprocherait justement beaucoup plus d'un Grosse Pointe que d'un Entourage, le côté surjoué et hystérique en moins. Le vrai reproche que l'on pourrait lui faire, et qui de mon point de vue est une qualité dans la mesure où c'est sa marque de différentiation, est le fait que la série a l'odeur d'Hollywood sans en avoir la couleur. Pas si de strass ni paillettes dans Episodes mais un espèce de réalisme un peu batard, trop simpliste que l'on puisse y croire. Et du fait de cette ambiance morne et parfois un peu tristoune, les répliques potaches, pourtant souvent drôles, ont du mal à passer. On a peu l'impression qu'elles se sont retrouvés dans la mauvaise série. Et au bout du compte, on ne sait pas vraiment si Episode n'est qu'une grosse farce comique et pince-sans-rire ou un vrai mini drama.

A titre personnel, cette singularité m'a convaincue, sans être la série de l'année pour autant. Seul vraie problème , le casting, peu attachant et interchangeable, si ce n’est Matt LeBlanc qui campe sobrement son propre rôle et fait preuve d’une autodérision étonnante
.



[size=18]#38 - True Blood





Statut : En cours de production

Citation :
Une série de plus foudroyée par le terrible syndrome de la saison 3. Une véritable épidémie qui a contaminé en son temps des séries aussi cultes que 24, Newport Beach ou encore Alias. Pour ceux pour qui les exemples ne seraient pas suffisamment criants, il s’agit donc de séries qui, après une saison 1 surprenante et une saison 2 au sommet chutent brutalement avec une saison 3 complètement ratée.

Alors que la saison 2 n’en finissait plus de crever le plafond du côté des audiences, Alan Ball et son équipe se sont sentis pousser des ailes et ont été pris d’une véritable frénésie d’embauches. Ball a inventé la solution à la crise. C’est ainsi que la saison 3 a compté plus de 30 personnages réguliers, Les Feux de l’amour n’en ont pas tant. On s’est ainsi retrouvé avec une avalanche d’intrigues plus ou moins indépendantes – et la plupart pas franchement passionnantes. Résultat : un gloubiboulga braillard, un manège incessant qui annihile notre curiosité et notre fascination pour laisser place à de la lassitude et de l’ennui.

En lieu et place d’un gigantesque pudding délirant de toutélié, on se retrouve donc avec de multiples soufflés qui peinent à monter. Le trop d’intrigues empêche ainsi le développement de la moindre d’entre elle. Un ratage qui a visiblement servi de leçon à la série dont la saison 4 retrouve en ce moment même la symbiose qui a fait son succès. En attendant, cette saison 3 sera donc vite oubliée. A détail prés : l’exceptionnel Denis O’Hare et son hallucinant personnage de Russell Edington dont le mythique pamphlet sur les vampires en plein direct live, un boyau de journaliste à la main, fait encore aujourd’hui jurisprudence dans la série. « Now, time for the Weather. Tiffany ? ».


#37 - Brothers & Sisters




Statut : annulé

Citation :
Après 4 saisons parfaites, d'égale qualité, ce qui devait arriver est arrivé : Brothers & Sisters nous a livré une saison 5 non pas médiocre mais moyenne. Les Walker valaient mieux que ça. Les scénaristes ont fait un peu n'importe quoi. Ce n'est pas tant l'idée d'avoir débuté cette dernière salve par un saut dans le temps -ce qui est rarement réussi- qui a précipité sa chute mais quelques problèmes en coulisses d'ordre budgétaire. La série n'a jamais été très rentable pour ABC, au contraire d'un « Desperate Housewives ou d'un « Grey's Anatomy ». Elle s'est contentée de faire son petit bonhomme de chemin avec son lot de fidèles. Mais quand on a un casting quatre étoiles et que l'on vieillit, ce n'est plus suffisant. On a donc perdu à la fois Rob Lowe et Emily VanCamp, dont les arrivées en cours de saison 1 avaient, ironiquement, beaucoup apporté aux intrigues, ainsi que Patricia Wettig, pourtant présente depuis le premier épisode. Brothers & Sisters avait trouvé son équilibre au milieu de tous ces héros, tout a vacillé quand elle les a perdus. La lassitude de Calista Flokhart n'a pas aidé non plus : elle qui a apporté tant d'énergie, tant d'émotions et tant de larmes, n'a brillé que par son absence en saison 5. Les épisodes dans lesquels elle n'apparaissait pas n'avaient pas la même saveur. Heureusement, Sally Field est toujours restée fidèle au poste mais ce n'était plus suffisant.

De belles histoires, encore, ont été racontées, mais, faute de mieux, il a souvent fallu se rabattre sur des personnages moins intéressants : l'oncle Saul a ainsi pu profiter de l'exposition qu'il avait toujours mérité mais les auteurs n'ont pas su le soigner comme ils auraient dû ; Sarah, délivrée de ses obligations professionnelles, n'a fait que roucouler avec son Luc et c'était ennuyeux la plupart du temps; Nora a encore enchaîné les embryons de relations amoureuses avant de (re)trouver, enfin, le bon ; Kevin et Scotty se sont empêtrés dans des histoires d'adoption bien pensées mais mal exécutées. Et puis l'entreprise familiale, Ojaï, avait fermé ses portes lors de la saison précédente. Jamais les scénaristes n'auraient dû faire ça. C'est de loin, leur plus grosse erreur. Par chance, le final de la saison 5 ressemble fortement à une fin de série. On n'a donc pas tout perdu.

Les Walker ont fait partie de ma vie pendant cinq ans. Les perdre a forcément été douloureux. Je sais qu'ils n'existent pas. Je sais que ce n'est « qu'une série », mais je ne peux pas m'empêcher de me sentir profondément triste. Je regarde des tonnes de séries, j'en apprécie la majorité, mais très peu prennent une aussi grande place dans mon cour, au bout du compte. Brothers & Sisters fait partie de celles qui me marqueront à jamais et que je prendrai plaisir à revoir, encore et encore. Passer une heure avec les Walker, c'est oublier ses problèmes, c'est sourire, c'est rire aux éclats parfois même, et c'est verser des litres de larmes. On me demande souvent pourquoi je préfère les séries aux films. Je peux désormais répondre « Brothers & Sisters ». Tout simplement. Et puis Lost aussi, mais ça, c'est une autre histoire. On ne s'attache pas aux héros d'un film comme on s'attache aux héros d'une série.


#36 - Entourage




Statut : Annulée

Citation :
On a pu reprocher bien des choses à Entourage. Une série vide, sans contenu, fun, mais qui ne va pas plus loin. Alors que les premières saisons ont eu l’avantage de profiter de l’effet « nouveauté », la série s’est vite endormie sur ses lauriers et n’a cessé de décliner en qualité. Bien sûr, concernant Entourage les attentes ne sont pas énormes, mais encore faut-il y trouver son compte. Après une très mauvaise saison 6, il serait de mauvaise foi de dire que la saison 7 a reproduit le même schéma.

La grande réussite de cette saison a été de voir les scénaristes (principalement Doug Ellin) prendre en main l’évolution du plus transparent des personnages : Vince. Star dans la série, mais insipide, Vince va brûler la vie par les deux bouts pendant cette septième saison. Sortie indemne d’une cascade qui a failli mal finir pour un film de Nick Cassavetes, Vince va se croire invincible. Sentimentalement, il va faire la rencontre de la porno star Sasha Grey avec qui il va entamer une relation, tandis que du côté professionnel, c’est la rencontre avec l’agent Scott Lavin qui va mettre à mal son amitié avec Éric. Sombrant dans la drogue et l’alcool, Vince va connaître une classique descente aux enfers. Pas très original, mais plutôt bien traité.

Malheureusement, cette bonne initiative est contre balancée par Turtle dont la perte de poids est proportionnelle à l’intérêt du personnage dans la série. Après « Turtle à l’école », place à « Turtle lance sa boite ». Entre limousine et téquila, on s’emmerde grave. Éric est quasi inexistant depuis ses fiançailles avec Sloan, quant à Drama, on nous ressert la énième tentative de comeback. Entre un projet de sitcom avorté et un pilot de dessin animé, le personnage est en roue libre et ne propose rien de neuf.

Comme toujours – hélas -, le vrai divertissement est à chercher du côté d’Ari. Ressort comique par excellence, le personnage commence certes à tourner en rond – et Piven à se caricaturer –, mais son duel avec Autumn Reeser est très jouissif. Un peu light quand même sur 10 épisodes.

Finalement, c’est toujours le même problème avec Entourage. Figé par un créateur/scénariste omniprésent la série peine à se renouveler réellement. La présence toujours importante de guest-star (Eminem, Bob Saget, Lenny Kravitz, Mark Cuban, Aaron Sorkin, Minka Kelly, John Cleese et j’en passe) ne peut dorénavant plus cacher le vide et la dernière saison à venir n’aura que 8 épisodes pour redresser la barre et donner un vrai intérêt au projet de film.

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:36

PLACES 35 A 31

#35 - Hot In Cleveland



Statut : En cours de production

Citation :
On peut reprocher bien des choses aux sitcoms multi-camera. D’abord leurs décors uniques en carton-pâte, puis leurs rires enregistrés (ou téléguidés en cas de représentation en public), l’utilisation à outrance des procédés comiques éculés comme le quiproquo ou le comique de caractère, et l’absence totale de subtilité. À cela, ajoutez un langage trivial et vous obtiendrez un sous-genre que les chaînes de télévision américaines ne cessent de proposer compte tenu de son faible coût de production. Ces multiples défauts se retrouvent tous concentrés dans Hot in Cleveland. Mais le reconnaître permet aussi de mieux l’apprécier.

Dans la pure tradition des comédies américaines à l’ancienne, soit du sous-théâtre de boulevard que l’on a tendance aujourd’hui à bien trop surestimer à cause de ce cher facteur « nostalgie », Hot in Cleveland aurait pu être diffusée telle quelle il y a de cela une ou même deux décennies. La série est la première production « originale » (elle n’en a que le nom) de TV Land et se retrouve noyée au milieu des multiples rediffusions de Mariés, deux enfants, M*A*S*H et autre Nounou d’enfer. Autant dire qu’une nouvelle sitcom avec la seule présence de Betty White avait de quoi faire l’unanimité. L’ex « Craquante » a beau jouer sur le même registre depuis de nombreuses années, sa moindre réplique ou mimique fait son effet. Et si la dame se contente souvent de faire de son âge le sujet commun à toutes ses « vannes », on ne peut qu’admirer son naturel et son aisance à 89 ans.

Certes, l’atout principal de Hot in Cleveland reste la tête blanche la plus populaire de la télévision américaine, mais Valerie Bertinelli, Jane Leeves et Wendie Malick ne déméritent pas. Cette dernière interprète ainsi une actrice de soap sur le retour, prête à tout pour faire le « buzz », une notion dont elle ne connait même pas vraiment le sens. Par le biais de ce personnage, cette co-production de Sean Hayes (Will & Grace) peint les vices et les moeurs d’une société qui voue un culte au jeunisme et plus particulièrement au diktat hollywoodien, sans pour autant assommer le spectateur par une quelconque leçon de morale. Pour les sériephiles, la sitcom a également souvent tendance à s’attaquer aux travers du soap. Une confrontation exquise entre deux « sous genres » télévisuels qui a même vu Susan Lucci (tête d’affiche de All my children depuis 41 ans) s’auto-parodier dans un amusant double épisode « I love Lucci ». La culture cathodique est ici souvent tournée vers elle-même, mais pour offrir, au final, un divertissement efficace.


#34 - Nikita



Statut : En cours de production

Citation :
Lorsque Nikita a débarqué sur les écrans américains, elle n’avait rien pour elle. Elle cumulait deux tares aux yeux de nombreux sériephiles : il s’agissait d’un remake, preuve d’un certain manque d’originalité, mais surtout, elle était estampillée CW, chaîne responsable des Gossip Girl, HellCats ou autres Beautiful Life. Autant dire que la tâche n'était pas aisée !

En seulement quelques épisodes, Nikita n’a pas eu de mal à donner tort à ses détracteurs. Dès la fin du premier épisode, et de son twist inattendu, la série a réussi à se distinguer du film et de la série originale. Le personnage d’Alexandra, interprété par une Lyndsey Fonseca bien mieux servie que dans Desperate Housewives, se révèle plus intéressant que Nikita elle-même. Et quel plaisir de retrouver Melinda Clarke, l’inoubliable Julie Cooper de The OC, glaçante dans son rôle d’Amanda.

Le scénario, plutôt simple au départ, offre son lot de rebondissements, nous procurant de jolis moments de surprise au cours de la saison. La série n’hésite d’ailleurs pas à sacrifier certains de ses personnages principaux, assurant une tension palpable à chaque épisode. L’histoire principale évolue rapidement, et on sent que les créateurs n’en garde pas sous le pied pour assurer une 32ème saison.

On peut reprocher à Nikita son manque de subtilité, le jeu limité de certains acteurs (Shane West pour ne citer que lui) n’aidant pas. Mais l’efficacité de la série et ses nombreux cliffanger réussis lui permettent d’offrir aux téléspectateurs un divertissement de qualité, ainsi qu’un fil rouge rondement mené. Et c’est tout ce qu’on lui demande.


#33 - Outsourced




Statut : Annulée

Citation :
Outsourced restera-t-elle dans les annales de la sitcom américaine ? Non. Nous aura-t-elle fait passer de sympathiques moments ? Oui. Et c’est franchement tout ce qu'on lui demandait. Je passerais évidemment outre les accusations de racisme auxquelles a fait face la série à ses débuts, tant on a nagé en plein ridicule. De toute façon, dès qu’une série parle avec un humour d’un pays hors Etats-Unis, elle est immédiatement taxée de raciste par des bobos intellectuels du pauvre, lecteurs de Télérama et adeptes de la masturbation intellectuelle. Passons.

Outsourced joue donc clairement sur les clichés de l’Inde mais plutôt avec malice. L’humour n’est jamais fin, et même plûtot trés gras, certes. Les situations ne transpirent pas l'originalité et les sketchs sont, pour la plupart, au mieux poussifs, au pire grotesques, certes. On se serait également volontiers passé de l'interprétation poisseuse de certains seconds rôles tel le répugnant Diedrich Bader, certes.

Mais malgré tous ses défauts, on finit par s'attacher à Outsourced. Contrairement aux autres séries de la lineup du jeudi de NBC, Outsourced n'est pas une sitcom basée sur des dialogues, elle ne va pas chercher le bon mot (ce qui lui a d'ailleurs valu d'être boudée par la critique). Elle joue surtout sur le comique de situation, principalement basé sur les différences culturelles. Et là où la mayonnaise prend est que la série ne se contente d'aligner les boufonneries des protagonistes mais établit de vrais fils rouges à la manière d'une dramédie cablée. Les personnages ont ainsi une vraie évolution et échappent trés rapidement au manichéisme qu'aurait pu laisser présager un tel pitch. Et certains détournements des rituels Indiens sont franchement hilarants. Qu'on le veuille ou non, les scénaristes connaissaient leur sujet. Une plûtot bonne surprise en définitive. Ah, et le générique est magnifique.



#32 - Vampire Diaries




Statut : En cours de production

Citation :
Après être devenu un phénomène, The Vampire Diaries revenait en septembre dernier pour nous livrer de nouvelles histoires et introduire les loup garous. Sauf que voilà, cette saison malgré ses qualités de divertissement de bonne facture reste vraiment moyenne. Notamment sur le milieu, où le creux d'intrigues se fait ressentir et comble du comble : quand on apprend que la fameuse histoire de la pierre de lune n'était qu'un traquenard, forcément on se sent violé. J'ai aimé la série, voire même adoré, attendant impatiemment chaque semaine les épisodes puis le plaisir s'est estompé dans la seconde partie de la saison, quand Bonnie va jouer à la sorcière de chambranle, pour laquelle l'actrice offre une composition désastreuse (mais le moment le plus magique, et c'est ironique, reste quand même l'avant dernier épisode quand elle s'amusera à remuer les arbres pour nous faire peur).

Bref, la saison a aussi ses qualités. Et c'est du côté de ce fameux triangle amoureux qu'il faut aller la trouver. Je trouve que malgré le jeu devenu un peu trop surréaliste de Ian Somerhalder, son personnage est toujours aussi fun et offre de bons moments, jouissifs voire même émouvant. Le triangle amoureux est aussi très bien tenu du début à la fin, Kevin Williamson et Julie Plec jouant comme des petits enfants à la cour de récréation en s'échangera virtuellement les cartes. Les loups garous, grande nouveauté de la saison, est ce sur quoi il fallait compter du début jusqu'à Noël puisque plus tard étaient déjà lancés les prémices de la prochaine saison sur les Originaux. A quoi bon ? L'intrigue était bien gérée au début, avant de se perdre dans des méandres incompréhensibles.

Reste alors de bons moments d'action, ou même d'émotion, et c'est à ce moment qu'il faut appeler Caroline que j'ai trouvé très juste et surtout mise en valeur pour le bon de la série. Le plus gros défaut de la saison reste d'avoir trop assagi Katherine qui dans les derniers épisodes ressemble uniquement à une Elena avec une coiffure différente (si tant est qu'elle soit vraiment différente). Les regards subjuguants et aguicheurs ont disparus, elle est apeurée et manque de stature, surtout par rapport au mythe que le personnage s'était créé en saison 1. Les dés en sont jetés, la saison reste malgré tout bonne en partie, grâce à une réjouissante introduction et conclusion, mais le coeur était un peu trop mou, et espérons que la nouvelle direction de la série pour la prochaine saison puisse allier les bonnes idées des deux premières saisons.



#31 - Community



Statut : En cours de production

Citation :
Alors que Community n'était qu'une simple petite comédie sur le monde universitaire, avec quelques références barrées et surtout de bons dialogues et personnages durant la première saison, elle s'est fait le sanctuaire même de la pop culture en saison deux, en devenant l'une des plus belle surprise de ces dernières années en terme de comédie. Réinventant à tour de rôle des films à leur sauce de Pulp Fiction à My Dinner With Andre, ou bien l'animation avec un épisode de Noël tout en motion capture qui saura ravir les fans de petits personnages en pâte à modelé, mais également en réinventant quelques mythes comme celui d'Halloween en tout en s'inspirant de ce qui fait le buzz Outre-Atlantique. Ces multiples petites références, comme dans "Où est Charlie", il faut les trouver.

Malheureusement c'est aussi un des reproches qui a été fait à la saison, mettant trop de côté les intrigues des personnages pour se laisser manipuler par l'attraction qu'est de faire du comique de situation, disproportionné et burlesque. Mais peu importe puisque Community est une sitcom plus intelligente qu'on veut bien nous le laisser croire. En effet, elle va utiliser les critiques pour faire un épisode surréaliste, proposant une véritable introspection sur elle même. Il y a du creux parfois, avec des épisodes plus faibles, et même parfois avec des mauvais épisodes, mais Community est loin d'être une série décevante au final, car elle arrive toujours et comme un chat, à retomber sur ses pattes sans difficulté.

A vouloir parfois jouer dans l'outrancier, la série aurait pu se perdre. Mais non, utilisant toujours avec parcimonie les interventions de Troy et Abed, les quelques caméos (notamment un caméo partagé avec Cougar Town, derrière la référence qui est faite dans un épisode, Abed étant fan de la série) ou encore les quelques guests passées par là (je pense notamment à Josh Holloway en cowboy du paintball), on a parfois voulu trop en faire mais entre faire rire, émouvoir et laisser de marbre par tant de singerie, Community amuse. Ce n'est pas une sitcom comme les autres et elle peut décevoir parfois, peut être par son côté inaccessible ou inextricable. Alors que le créateur de la série disait ne pas savoir où aller durant la saison 3 en mai dernier, cette dernière peut-elle confirmer l'essai ?

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:41

PLACES 30 A 26

#30 - 30 Rock



Statut : En cours de production

Citation :
Une saison de plus, 30 Rock est fidèle à son statut de montagne russe de la sitcom. La série a une vraie faculté, peu reluisante il faut l'admettre, à pouvoir proposer un excellent épisode suivi d’un incompréhensible délire entre Fey et ses scénaristes, excluant totalement le téléspectateur de la partie. Fort heureusement, alors que ce genre d’épisodes faisait légion les deux dernières saisons, ils se retrouvent en minorité cette année. La saison est donc plutôt réussie. Les pépites de la série se concentrent une nouvelle fois autour des mêmes thématiques : les inénarrables pamphlets de Jack Donaghy, les railleries quand aux programmes et à la situation de NBC et le rachat par KableTown. La saison atteint son apogée lors de l’incroyable épisode 4.18, sous fond de clichés gays joyeusement détournés et d'une partie d’échec et mat délirante entre Jack et Banks (génialement interprété par Will Arnett, mais pourquoi ne rejoint-il pas la série ?). L’autre nouveauté est d’inclure une vraie trame narrative sur la saison avec la paternité de Jack tout en restant – evidemment – dans le grand n’importe quoi jouissif. Les dialogues, toujours aussi pertinents, étoffés, référencés et drôles, restant sans conteste la marque de la série.

Mais le gros défi de la saison, remporté avec brio, est évidemment l’épisode en direct. Si sur le plan scénaristique, on ne peut pas vraiment dire qu’il s’agisse du meilleur épisode de la série, cela reste un exercice réjouissant et exaltant. Rare sont d’ailleurs les séries qui se sont frottées à l’exercice. Si je ne m’abuse, il faut remonter à West Wing en 2005. Dans les points négatifs, toujours les rôles de Tracy et Jenna, encore plus insupportables cette saison. Les scénaristes ne savent vraiment plus que faire de ces deux énergumènes, surtout le premier, exilé une partie de la saison. Tina Fey aurait d’ailleurs du profiter de la sortie homophobe de Tracy pour enfin s’en débarasser !


#29 - Happy Endings



Statut : En cours de production

Citation :
Insultez-moi, baillonez-moi, mais je n'ai pas peur de le déclarer: on la tient notre nouvelle « Friends » ! Arrivé en mi-saison sans trop de com ni de véritable enthousiasme, et diffusée de façon complètement tarabiscotée par ABC, Happy Endings est la vraie révélation sitcom de la saison en terme de nouveauté. Sans la moindre prétention, elle est parvenue en l’espace d’une poignée d’épisodes à imposer un ton, un humour ravageur et bien senti, une écriture inspirée et surtout une alchimie – Saint-Graal inlassablement recherché par tout bon scénariste d’une "sitcom de pote" - telle que la plupart des comédies du genre ne sont jamais parvenues à imposer en si peu d'épisodes.

C’est donc finalement, mais pas si paradoxalement que cela, la sitcom que l’on attendait le moins qui nous aura convaincu le plus. Finalement un peu comme une certaine Friends dont les débuts ravageurs (en terme d’audience également - ce qui n’est pas le cas d’Happy Endings) avaient laissé pantois la critique américaine. Tout comme Friends, Happy Endings met en scène une bande d’amis aux aventures loufoques, tantôt en bande, tantôt en binôme et n’a pas de vrai fil rouge. On aurait pourtant pu le craindre au vu du pitch mettant en scène Elisha "cougar" Cuthbert, plantant son fiancé le jour de leur mariage (une private joke est d'ailleurs faite dans la série concernant son immonde intrigue dans 24 !). Mais les scénaristes s’éloignent très vite de ce postulat de départ qui ne devient plus qu’un running gag.

Happy Endings est donc une vraie feel-good sitcom, portée par des dialogues irrésistibles et foncièrement drôles qui lui permettent d’échapper à la sensation de déjà-vu. Cerise sur le gateau : un cast réjouissant, sans que l’un soit plus starisé que l’autre (même si ma préférence s’oriente évidemment vers Damon Wayans Jr dont le potentiel comique potache est infini).


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Nous avons connus cette année pas moins de cinq tentatives de nouvelles sitcoms dites "de potes" (Mad Love, Traffic Light, Perfect Couples, Friends With Benefits) mais c'est sans aucoun doute Happy Endings, la plus prometteuse sur le papier, qui a réussi l'exploit de ne pas décevoir, bien au contraire, et c'est aussi la seule qui a obtenu, par miracle avouons-le, une saison 2. La preuve que même dans le monde impitoyable des séries, il y a (parfois) une justice.

Happy Endings est ce qu'on appelle dans le jargon un "grower". On commence à la regarder en se disant que c'est sympa mais qu'il n'y a pas non plus de quoi crier au génie et puis au fur et à mesure que l'on s'attache aux personnages, l'envie de les retrouver se fait de plus en plus pressante. Avec une saison de seulement 12 épisodes (enfin un 13ème jugé médiocre a été diffusé pendant l'été), c'est un petit exploit d'avoir réussi à rendre cette petite bande si incontournable. Certains héros bénéficient toutefois de plus d'attentions que d'autres. On sent rapidement qui sont les chouchous des scnénaristes. Peut-être est-ce pour cela que ce sont aussi les miens ? Adam Pally alias Max, le gay qui ressemble à un hétéro, est la plus sympathique trouvaille de ce casting solide. Il n'a jamais besoin d'en faire des tonnes, contrairement à certains de ses comparses, pour nous faire rire. Ses répliques pleines de sacarsme se suffisent à elles-même. Un des épisodes qui m'a le plus marqué est celui de son coming-out auprès de ses parents. C'était une façon fort réussie de traiter du sujet, avec une pointe de nazisme en prime. Car oui, c'est une spécificité de la série : elle adore faire preuve de "gentil" racisme et d'évoquer l'actualité avec humour. Il a d'ailleurs fallu couper une scène faisant réfèrence à Ben Laden dans un épisode diffusé peu de temps après sa mort. L'autre catégorie d'humour qui fait mouche dans Happy Endings, c'est l'hystérie. Penny en est la meilleure représentante même si elle se calme petit à petit de façon à ne pas devenir agaçante. Sa quête du "right guy" est classique mais elle réussit à y apporter une touche personnelle bienvenue. Casey Wilson est juste excellente. Pas étonnant : elle vient de l'école Saturday Night Live. Si Max et Penny sont mes personnages préférés, c'est aussi parce qu'ils sont très drôles ensemble.

Le groupe dans son ensemble fonctionne comme celui de Cougar Town : ils sont tout le temps fourrés les uns chez les autres, ils donnent l'impression de ne quasiment jamais travailler, ils boivent un peu beaucoup (mais pas tellement du vin) et ils pétent régulièrement des plombs en partant des délires absurdes mais tout à fait tordants. Alors je n'irai pas jusqu'à dire que « Happy Endings » assure la relève de « Friends » (la place n'est-elle pas censée être prise par « How I Met Your Mother » d'ailleurs?) mais elle assure tout court.


#28 - Harry's Law



Statut : En cours de production

Citation :
Tous les fans de David.E.Kelley l’attendaient : le grand retour au judiciaire du maître en la matière. Après l’échec de Life On Mars, le défi était de taille. David.E.Kelley reprend donc les thèmes qui ont fait son succès : des avocats un peu déjantés, des cas de conscience, et l’arrivée d’une femme, Harriet Korn – interprétée par Kathy Bates – à la tête d’un cabinet original d’un quartier chaud de Cincinnati.

C’est là la première qualité de la série, nous emporter dans un lieu inédit qui ne rythme pas forcément avec justice. Pourtant, plutôt que dresser un portrait pessimiste, David.E.Kelley donne une vision humaniste au cabinet d’avocats, et dénonce les failles du système judiciaire américain grâce à des procès toujours bien traités. Pour le coup, Kelley ne déçoit donc pas : il continue à parfaitement maîtriser un genre qu’il connait sur le bout des doigts. Le ton est ainsi très juste : Beaucoup d'humour, et une grosse dose de drame. En témoigne l'intrigue Chunhua, tirant parfois en longueur, à la fois intrigante et caractéristique du ton qu'a voulu Kelley pour sa série. La série alterne ainsi entre passages drôles et émouvants, et il n'est pas rare de rire de bon coeur puis d'être particulièrement ému au sein du même épisode. L'humour - autre recette du maître - est bien présente. La touche d’humour et de folie est assurée grâce à un casting qui – bien que restreint – s'éclate et dégage une impression de maîtrise, une fois de plus. Kathy Bates est émouvante, drôle, et mène la série de main de maître ; Christopher McDonald est parfait, Tommy formant un duo aussi inattendu que génial avec Harry. Les personnages récurrents ne déméritent pas, et au final, le casting est certainement l’un des plus gros atouts de Harry’s Law.

Reste une désagréable impression de déjà-vu qui vient gâcher l’ensemble prometteur. Sans aucun doute, Harry’s Law est une bonne série, sans aucun doute, elle est drôle, émouvante, traite des sujets originaux sans jamais tomber dans la facilité. Bien sûr, on retrouve tout ce qui a fait le succès de David.E.Kelley : des procès rondement menés, des personnages un peu fous, ou encore des cas de conscience, comme il en traitait déjà dans Ally McBeal. Mais malgré la touche Kathy Bates et le changement de décor – On quitte Boston, ville de prédilection du maître, pour Cincinnati – on peine à voir ce qui différencie Harry’s Law de ses autres productions. Et on vient sérieusement à se demander : Si le génie de Kelley est resté intact, n’a –t-il pas fait le tour de son art ?


Place 27 - Grey's Anatomy



Statut : En cours de production

Citation :
Avec 7 saisons à son compteur et autant de réussites (plus ou moins grandes), Grey's Anatomy, contrairement à une Desperate Housewives, vieillit drôlement bien. Ses héros trentenaires et quarantaines sont en perpétuelle évolution et cette année, plus que jamais, ils ont tous mûri (à part Alex sans doute, mais c'est une cause perdue). Le temps des intrigues bébé est donc logiquement arrivé et ce n'est probablement pas ce que les scénaristes ont réussi de mieux. C'est une loi sérielle : quand un bébé né, ses heureux parents perdent tout leur intérêt télévisuel. C'est un peu ce qui est tombé sur la tête de Callie et Arizona (et Mark) après nous avoir fait tant de fois frissonner par le passé. Mais les intrigues amoureuses classiques des uns et des autres ont su garder le piquant des années précédentes. Meredith et Derek, surtout, sont loin d'être restés les boulets que l'on ne supportait plus de voir ensemble, et même de voir tout court. L'amour a triomphé, mais pour combien de temps encore ?

Lorsqu'une saison se termine sur un épisode aussi fort que celui de la fusillade, l'après est forcément difficile à gérer. Grey's Anatomy, au cours des dix premiers épisodes de la saison 7, a pris son temps pour en développer les conséquences, des blessures qui se referment à celles qui se creusent un peu plus. Les scénaristes ont fait de l'excellent boulot, ainsi que Sandra Oh qui en a profité pour offrir parmi ses plus impressionnantes prestations dans la série. Cela a également permis à Jackson et à April, les derniers arrivés, de prendre une place plus importante au sein du casting original même s'il est plus difficile de s'attacher à eux tant ils sont nombreux au Seattle Grace à retenir toute notre attention. Si Grey's Anatomy a beaucoup perdu de son attrait médical, avec des cas de moins en moins originaux aux résolutions souvent bâclées, elle a cherché cette année à se renouveler dans la forme en proposant notamment un épisode docu-réalité plutôt réussi, un autre « en temps réel » pas mauvais du tout et, hélas, trois fois hélas, un épisode musical tout à fait dispensable. Il partait d'une bonne intention et les auteurs ont essayé de faire en sorte qu'il ne ressemble à aucun autre du genre mais ils se sont plantés en beauté. L'autre raté, c'est le final. Comme il était impossible de rivaliser avec le précédent en termes d'intensité, ils ont misé sur la sobriété. Il ne se passe donc rien de particulièrement excitant et la saison s'achève mollement à quelques scènes d'exception près. Au final, cette saison 7 n'est certainement pas la meilleure de la série mais Grey's Anatomy tient toujours la route et en soi, c'est déjà un petit exploit. Qui l'eut cru ?



#26 - The Big Bang Theory[




Statut : En cours de production

Citation :
"Girls power!" ce n'est pas moi qui le dit et non ce n'est pas non plus la défunte brailleuse de Secret Story 3 aux airs de Peggy des Muppets qui a pris le contrôle de cette chronique (a moins qu'elle ne soit toujours vivante, je n'ai plus trop suivi l’hécatombe qui touche le milieu de la télé-réalité), non il s'agit du credo de cette saison 4 de The Big Bang Theory. Comme si une Isabelle Alonso américaine avait pris les rennes de la série geek, les rôles féminins se sont donc multipliés.

Certes on ne se retrouve alors plus devant un vrai concentré d'humour geek mais ça n'en a pas non plus rendue moins drôle la série. Elle a trouvé dans des intrigues plus relationnelles des ressorts comiques tout aussi efficaces, un peu à la manière dont Friends avait pu le faire. Loin de moi l'idée de comparer les mythiques Ross et Rachel à Leonard et Penny, surtout que je prendrais le risque de me faire étriller par des fans hardcore de la célèbre sitcom amical. Mais voilà, je ne peux m'empêcher de trouver des similitudes dans l'équilibre entre comédie et romantisme des deux séries, trouvé par Big Bang avec l'arrivée des filles.

Parmi les fameuses nouvelles arrivantes, Bernadette Rostenkowski, surprenante conquête d'Howard, déjà introduite en saison 3, est peut-être celle qui respire le plus la fraîcheur et la bonne humeur même si son prénom peut laisser penser le contraire. Sans radicalement transformer son petit copain, elle est même parvenue à le faire mûrir un peu. Arrivée en mi-saison, Pryia n'a pas réussi à s'imposer de la même façon. Il faut dire qu'à part servir de rebound- girl à Leonard, elle n'a pas eu beaucoup d'autre utilité et s'est révélée aussi soporifique qu'un numéro de Chasse et Pêche. Amy Farrah Fowler, troisième injection d'œstrogènes dans la série, était quant à elle teasée comme l'improbable love-interest de Sheldon. Ce qui s'annonçait un peu comme suivre la parade nuptial de C3PO et KITT de K2000. Pour ce qui est de la partie d'insertion de clé USB on aura peut-être l'occasion d'en parler la saison prochaine, mais je m'égare... L'idée était en tout très casse-gueule tant le risque était grand de faire d'Amy un clone féminin de Sheldon. La bonne idée a alors été d'éloigner temporairement de Sheldon sa girl-friend en en faisant une bonne amie de Penny. Certes, la relation est aussi crédible que celle de Miss Charlène avec ce cher Prince Albert, mais après tout, Penny n'est-elle pas toujours là après 4 ans à supporter les geeks d'en face? Il n'était donc pas si étonnant qu'elle sympathise avec une de leurs semblables, la testostérone en moins. Quoi qu'il en soit, à partir de cette amitié Amy a gagné davantage d'indépendance et on a pu un peu mieux apprivoiser le personnage.

Peu mentionnés jusque là, les garçons auraient-ils été forcés de la mettre en sourdine avec l'invasion des femmes? Loin de là. Dans sa grande bonté, Sheldon a même daigné partager son considérable temps d'antenne, permettant de mieux équilibrer le temps d'exposition de chaque membre du cast. Bien sûr, les scénaristes n'ont pas pu s'empêcher de se faire quelques fois plaisir en le replaçant en principal centre d'intérêt le temps de quelques épisodes dont notamment celui où ironiquement il tente de récupérer toute l'attention qu'il a perdue. Mais qui leur en voudra de vouloir profiter des fantastiques talents pour la comédie de Jim Parsons ? Tant qu’ils n’en n’abusent pas…

Le plus grand bénéficiaire de cette résolution reste sans doute Raj. Habitué par le passé à n'avoir dans la série pas plus de visibilité que le MoDem, il a ainsi réussi à retrouver une certaine importance cette saison. En outre, grâce à la relation de sa sœur avec Leonard et son béguin pour Bernadette, sa place dans la série a regagné sa légitimité. Sans mentionner les quelques épisodes centrics auxquels il a eu droit qui ont également contribué au travail autour du personnage. Le cliffhanger final de la saison dont il est d'ailleurs l'un des principaux concernés sonne alors comme une bonne conclusion à ce travail.

Sans être une série révolutionnaire, The Big Bang Theory a donc le mérite de faire perdurer les codes de la sitcom amicale classique sans passer pour la dernière des ringardes avec des personnages dans l'air du temps et des gags assez innovants. La série aura aussi montré sa volonté à ne pas sombrer dans une routine lassante, plus particulièrement cette saison en bouleversant quelque peu sa dynamique avec l'élargissement du casting. Certes, la démarche a quelque peu coincé sur quelques points mais reste dans l'ensemble très réussie et bienvenue. The Big Bang Theory est au final surtout une série qui évolue, à l'image de ses héros geeks, s'ouvrant peu à peu au monde et pour qui cette saison marque en quelque sorte l'heure de la maturité.

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:44

PLACES 25 A 21

#25 - Dexter



Statut : En cours de production

Citation :
La saison de la maturité. La saison précédente avait laissée pantois les nombreux fans de la série et forcément, Dexter ne pouvait pas ne pas se remettre de ses émotions et ce… dans les bras d'une nouvelle femme, Lumen. Cette nouvelle saison devait réinventer le personnage, trouver de nouvelles intrigues pour relancer l'intérêt. C'est là que Dexter va vouloir assouvir sa vengeance dans le meurtre, bâtir une relation étonnante et différente de ce qu'il avait connu auparavant. C'est une femme qui va le comprendre comment il est et surtout, l'aimer au grand jour alors que sa noirceur fait rage au fond de lui. La saison va permettre à Dexter se changer un peu de visage, de s'épanouir un peu plus et notamment à s'occuper de son fils Harrison qu'il ne veut pas voir devenir comme lui (la saison va rester assez calme la dessus d'ailleurs, mais je pense que la prochaine sera la bonne). Mais Dexter va décrocher une âme, un sourire, un supplément d'émotion qu'il n'avait pas. C'est alors là qu'il va devenir encore plus dangereux, étant maintenant un homme qui peut être aimer pour ce qu'il est réellement (alors que depuis le début la série fait presque tout pour nous soutenir le contraire). Cette saison, très décriée est pour moi assurément l'une des meilleurs. Apportant à la fois une forme de renaissance à l'intrigue générale (oubliant le schéma une saison, un tueur) et au personnage principal, Dexter renaît sans être morte.



#24 - Raising Hope



Statut : En cours de production

Citation :
Nouveau rejeton de la saison, FOX se remet en scelle pour nous proposer de la sitcom et quelle bonne idée ! Raising Hope est comédie aguicheuse qui au détours de ses personnages livre des situations plus rocambolesques les unes que les autres. Se distinguant par son originalité en voulant nous faire rire avec la réalité d'élever un enfant dans une famille normale et donc imparfaite, Raising Hope se révèle être un vrai bonheur. Les épisodes enchaînent les intrigues plus sérieuses et les moments créés pour réellement faire rire (des situations les plus folles aux situations les plus intelligentes comme l'apprentissage de ce qu'il faut faire et ne pas faire quand on élève un enfant, raison de sécurité). C'est à la fois un réel plaisir qui donnerait envie d'avoir nous aussi la famille Chance rien que pour délirer avec eux. Car même si l'on est face à une famille pauvre, ils ne veulent pas qu'on les réduisent à ça. Parfois même Raising Hope se permet d'être émouvante et arrive à nous tirer quelques points d'eau dans les yeux. C'est ordonné et pétillant. La lueur d'espoir qu'apporte la série est presque aussi réjouissant que la lumière blanche qu'il est sensé y avoir après la mort. Les promesses faites au début sont tenues, jonglant donc entre cet humour différent et léger, prenant des situations familiales à la dérision (notamment avec Maw Maw qui à chacune de ses apparitions trouvera le moyen de nous faire encore plus rire que dans l'épisode précédent). Raising Hope est LA comédie de l'année à savourer sans modération.



#23 - Chuck



Statut : En cours de production

Citation :
Chuck c'est un peu le fantasme de tout sériphile. Malgré des audiences en berne elle est sans cesse sauvée in extremis et se voit même donner la possibilité d'avoir une vraie fin. Non franchement, qui n'en a jamais rêvé? Quel fan de Pushing Daisies, Firefly et autres Moonlight pourrait ne pas envier le parcours de Chuck? Il faut le dire, la série a vraiment une fanbase sacrément chanceuse, si ce n'est la plus chanceuse qui soit. Ou alors Schwartz et Fedak sont secrètement des agents Talibans qui tiennent les patrons de NBC à leur merci à coups de sandwichs Subway truffés d'explosifs. Je ne vois pas d'autre explication.

Chuck c'est aussi une série résolument fun, un spy-show dont la mission première est d'amuser ses téléspectateurs. Une mission largement remplie dans cette saison 4. Légèreté et absurdité sont les mots d'ordre de chaque épisode, prouvant toujours comme la série sait ne pas se prendre trop au sérieux. Ils sont aussi l'occasion d'un beau défilé de guest-stars allant d'une Nicole Richie, qui s'est un poil remplumée depuis son dernier passage, à un John Laroquette, qui aura réussi l'exploit de mettre la General Beckman dans tous ses états, tous permettant d'amusantes références pop-culture.

Les deux guest-stars principales de cette saison restent néanmoins les géniaux Linda Hamilton et Timothy Dalton, la première en tant que mère de Chuck et le second en Alexei Volkoff, grand méchant de la saison. Autrement dit, Chuck s'est donc retrouvé avec Sarah Connor pour mère et James Bond comme adversaire. On fait difficilement plus classe. Les choix de casting se sont en tout cas, sans surprise, avérés excellent pour porter l'intrigue Volkoff. Plus particulièrement Dalton dont personnellement je n'attendais rien. Il a finalement fait un arc-vilain absolument dément, à la fois hilarant et terrifiant. On ne peut en revanche pas en dire autant de Lauren Cohan, venue incarner sa fille. L'arrivée de son personnage a au moins permis de redynamiser l'intrigue en fin de parcours. Et puis il faut reconnaître que c'était un bon atout charme. Reste qu'incontestablement, dans ce domaine, elle est battue à plates coutures par la superbe Yvonne Strahovski, dont la plastique justifie à elle seul qu'on sache épeler parfaitement son nom du premier coup.

D'ailleurs, le plus gros veinard dans l'affaire en fait, c'est surtout Zachary Levi qui en plus de pouvoir côtoyer la charmante Vovonne se paye aussi le luxe de pouvoir jouer avec elle le couple parfait. Et je ne dis pas ça à la légère. Chuck et Sarah sont réellement devenus le couple parfait avec cette saison 4 qui poursuit admirablement le travail de fin d'année dernière pour rendre leur romance sympathique. En résulte un duo digne des mythiques Jonathan et Jennifer (en mieux conservés, bien sûr), dont on se plait alors à suivre les chamailleries, les fiançailles et pour finir le mariage. Des étapes d'une relation amoureuse des plus cul-cul et revisités mais qui passent toutes extrêmement bien tant la série parvient à nous transformer en pathétique bande de shippers qui s'époumoneraient de gloussements dignes des midinettes fans de Twilight devant les tribulations du couple.

Forcément, en comparaison, la dynamique du tandem Casey/Morgan peut paraître un peu fade par moments, mais n'en demeure pas moins efficace. Là encore Chuck a suivi la voie ouverte en fin de saison 3 en développant pour eux une vraie bromance qui a on ne peut mieux aidé Morgan à s'intégrer à l'équipe, sans voler la vedette à personne. Du moins jusqu'au cliffhanger final qui peut laisser dubitatif mais qui a le mérite d'être audacieux. Pour Casey le but était bien évidemment de l'humaniser, avec également toute l'intrigue autour de sa fille et son ex-femme. Gravitant autour de cette fine équipe, on retrouve les éternels siphonnés du Buy More et les névrosés Ellie et Awesome. Les premiers sont toujours aussi dispensables mais les scénaristes semblent l'avoir compris et nous épargnent trop de délires de leur part. Pour le couple Woodcomb en revanche, la persévérance a payé et on a enfin fini par leur trouver une vraie place dans le récit en les rendant utiles dans le développement de l'arc Volkoff.

Chuck confirme donc avec sa saison 4 qu'elle demeure une valeur sûre parmi les meilleurs divertissements de la télévision américaine. Toujours aussi drôle, humble et décalée, elle parvient à livrer un récit captivant et attachant. Son gros mérite cette saison reste surtout d'avoir réussi à donner un vrai rôle à chaque membre du casting et plus spécialement du clan Bartowski entre résolutions de mystères de famille et intrigues plus relationnelles. De cette façon, la série s’est vraiment donné les moyens pour acquérir une dimension véritablement plus familiale.



#22 - The Event



Statut : Annulée

Citation :
Certains argueront que The Event est une énième d'action qui n'a rien inventé. Franchement ? Ils auront raison. Les quelques codes que The Event n'a pas emprunté pas à 24 sont tous droits sortis des blockbusters conspirationnistes qui ont fait la gloire du cinéma d'action Hollywoodien dans les années 90. Et j'ai envie de vous dire: et alors ? La série d'action fait partie de cette poignée de genres qui, selon ma définition en tout cas, sont plus ou moins sclérosés. Autrement dit: elles ne laissent que peu de place à la créativité. Et les seules vraies séries d'actions novatrices de ces dernières années, je pense évidemment surtout à 24, ont finalement plus opéré leur changement sur la forme que sur le fond.

On ne regarde pas une série comme The Event comme on regarde Mad Men. Le but d'une série pop-corn est très simple: se divertir, prendre son pied devant la série. Et The Event respecte à la lettre le cahier des charges de la petite série jubilatoire: conspiration internationale, rebondissements à la pelle, retournements de situation à outrance, scènes d'action survoltées, cliffanghers affolants, rythme survitanimé... La série parvient à faire habilement monter la mayonnaise au fil de la saison, surtout lors de l'hallucinante deuxième partie de saison qui n'en finit plus de nous clouer devant l'écran. Et si vous regardez un peu les séries du genre de ces dernières années, vous vous apercevrez que rares sont celles qui tiennent leurs promesses et que dans la majorité des cas, le soufflé retombe aussi vite qu'il est monté. Donc franchement, même si The Event est remplie d'imperfections, pourquoi bouder notre plaisir ?

The Event pourrait se résumer comme une saison de bonne facture de 24. Amis fans de Jack Bauer qui n'avaient toujours pas fait le deuil, The Event est finalement la solution miracle. Un peu comme les patchs pour ceux qui arrêtent de fumer. Évidemment, cela n'a rien à voir avec une bonne cigarette. Mais cela vous procure la dose nécessaire de nicotine pour petit à petit parvenir à vous sevrer. Cessez-donc de vous faire du mal avec vos vieux coffrets DVD de 24.


#21 - United States Of Tara



Statut : Annulée

Citation :
Annulée dans une indifférence presque générale qui caractérise plutôt bien son parcours, United States of Tara a signé une saison 3 de grande qualité après les errances de la seconde saison.

Après avoir abandonné l'artifice du déguisement des alter de Tara, la saison 2 avait soufflé le chaud et le froid, notamment avec tout le délire autour de Princess Valhalla Hawkwind. Heureusement pour cette troisième saison, les scénaristes effectuent un vrai retour aux sources. On abandonne la recherche des origines du traumatisme de Tara pour se focaliser sur les voies de sa guérison et ses conséquences sur sa famille.

Malgré une annulation en cours de diffusion, il y a comme un sentiment de fin du voyage pour la famille Gregson. Toujours portée par l'incroyable-formidable-parfaite-épatante-génial (rayez la mention inutile, difficile n'est-ce pas ?) Toni Collette, les scénaristes ont travaillé à fond sur les personnages cette année. Et quel plaisir ! On retrouve ainsi une famille ordinaire plongée dans une situation extraordinaire.

Marshall s'épanouit dans son art et malgré ses déboires sentimentaux, Kate trouve sa place, ou presque, dans la société, quant à Max, la pression autour de son épouse s'accentue et il ne manque pas grand-chose pour assister à son explosion. Enfin, Tara se prend en main, et décide de déclarer l'indépendance de ses Etats-Unis, rien que ça ! On notera par ailleurs, l’arrivée d’un nouvel alter en la personne de Craine. Une fois de plus, c’est réussi, et Collette est à couper le souffle.

Du côté de Charmaine et Neil, avec la naissance de Wheels, le couple se forme pas à pas et les plus romantiques y trouveront leur compte. Avec deux guest de qualité, bien que sous-exploités, Frances Conroy et Eddie Izzard participent avec talent au dernier chapitre des aventures de Tara. La fin de Tara est à l’image de la série : simple et honnête. La série n’était pas indispensable, mais sa qualité nous manquera.

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:47

PLACES 20 A 17

#20 - Parenthood



Statut : En cours de production

Citation :
À l'image de sa grande soeur Friday Night Lights, dont elle partage le même showrunner, Jason Katims, et quelques acteurs, la divine Minka Kelly ou encore Michael B. Jordan, Parenthood a confirmé avec sa seconde saison qu'elle est une série simple.

Simple, mais pas bête, loin de là, et c'est justement ce qui fait sa force.

Après une saison 1 d'essai, pendant laquelle la série s'est un peu cherchée — comédie familiale, dramédie, drama —, Katims a su, après un premier tiers brouillon, trouver le bon équilibre. Avec le même souci de réalisme qui a fait la réussite critique de Friday Night Lights, Parenthood parvient, en dépit d'intrigues pas forcément des plus originales, à faire vivre des personnages incroyablement complexes portés par un incroyable casting.

Si le talent de Peter Krause et Lauren Graham n'est plus à prouver (malgré certains mauvais choix de carrière), cette saison 2 devrait réconcilier les spectateurs avec Monica Potter, formidable en mère au foyer moderne, mais un peu dépassé par le handicap de son jeune fils Max (impeccable Max Burkholder). L'alchimie de Potter avec Krause place ce couple loin devant tous les autres tant leur complicité crève l'écran.

Du coup, on a un peu de mal à s'investir dans les autres familles : entre les errances de Cosby pas forcément passionnantes, malgré le gros travail des scénaristes pour le rendre vraiment intéressant ; les difficultés de couple de Zeek et Camille, qui ne va trouver sa place qu'au milieu de la saison ; et… les quoi justement ? C'est toute la question que l'on se pose face à Julia et Joel. Deux bons acteurs, mais des personnages un peu plats malgré de bonnes idées sur le rôle du père au foyer sur fond de crise financière.

Une fois débarrassé de 95 % des personnages principaux, je peux enfin crier — ou plutôt écrire — toute mon admiration pour Mae Whitman. La fille de Lauren Graham est une ado à fleur de peau, un diamant brut. Portée avec énergie par Whitman (la vraie révélation de la saison et, une oubliée, injuste, des nominations aux Emmy cette année), le personnage d’Amber est la plus grosse réussite de la série. Sarcastique, sensible, paumée, mais déterminée, Amber va avoir les honneurs de cette seconde saison pour notre plus grand plaisir !

Ce portrait réaliste d'une adolescente sans repère est formidable et mériterait presque d'être le seul argument pour suivre cette seconde saison. Et ça, les scénaristes l'ont bien compris (au détriment de son frère) en donnant à ce personnage une place centrale dans la dynamique de cette grande et sympathique famille, malgré des larmes toujours aussi présentes.


#19 - Cougar Town



Statut : En cours de production

Citation :
« Comédie poussive et vulgaire sur la sexualité d’une quadra » ou « série entièrement consacrée au phénomène Cougar », Cougar town a fait l’objet de plusieurs critiques assez peu justifiées. Les aventures de Jules et ses amis ont sans doute souffert d’une erreur marketing et, soyons francs, d’écriture. Les premiers épisodes de la série ne sont guère représentatifs de son ensemble. Au cours de la deuxième salve, celle-ci confirme d’ailleurs le virage emprunté dès le milieu de la saison précédente et se bonifie à l’image du vin qui coule en abondance à l’écran.

Si Cougar Town est souvent décrite comme « hystérique », « absurde » et « loufoque », elle l’assume parfaitement et peut ajouter l’adjectif « attachante » à cette liste. Derrière le comique de situation et des procédés peu originaux, mais toujours très bien menés, la série arrive à être touchante et crédible dans sa part de « drama », notamment lors de la confrontation entre Jules et son père ou encore le départ de Travis pour l’université. Le point fort des scénaristes ? Arriver à jongler entre légèreté et émotion. Les situations abracadabrantesques ont pour force de ne jamais affecter le poids de certaines scènes. Une prouesse qui confère à Cougar Town sa tonalité presque singulière.

Oui, Cougar Town est originale, même si le fantôme de Scrubs plane au-dessus des héros interprétés par Courteney Cox, Christa Miller, Josh Hopkins et autre Busy Philipps. Après tout, quelle autre série parviendrait à faire des verres à vin des (presque) personnages et rendre un hommage quand l’un d’eux décède ? Quelle comédie actuellement à l’antenne bénéficie d’autant d’interactivité au point où un numéro aperçu lors d’un épisode permet de contacter directement les acteurs ? Surtout, quel autre showrunner que Bill Lawrence sait à ce point faire preuve d’autodérision et avouer publiquement ne pas assumer le titre de sa série ? Les génériques ont ainsi été différents à chaque épisode de cette deuxième saison (« Badly Titled » / « 100% Cougar Free » / « Titles Are Hard » / « New Year's Resolutions: Embrace Our Stupid Title & Lose Six Pounds» …). Au-delà de ces artifices, Cougar Town c’est aussi l’histoire d’un groupe d’amis particulièrement soudé et dont l’alchimie et la complicité crèvent l’écran. À consommer sans modération.



#18 - Greek



Statut : Annulée

Citation :
Depuis sa création, la série Greek a eu le mérite de restituer sans détour l'expérience universitaire dans sa globalité. Indéniablement, ce « teen-soap » s’est élevé au dessus de sa condition, laissant les Secret life of the american teenager et autre Make it or break it, avec qui elle partageait l’antenne, au sol. Si, sur sa forme, Greek ne s’est pas vraiment distinguée de ses comparses, c’est du côté de son écriture, de ses multiples références culturelles et du jeu de ses interprètes que la série supplante toutes les autres productions d’ABC Family, mais plus globalement un bon nombre de ses consœurs lors de ces quatre dernières années.

Pour sa dernière saison, la fiction délaisse quelque peu les rites des membres des fraternités et sa transposition de la Guerre de Troie dans un campus américain, pour se concentrer sur les doutes, l’inconfort lié à l’entrée dans la vie active, mais aussi à l’avenir. Cette quatrième salve s'appuie ainsi sur une certaine réalité sociale avec la situation (presque) précaire du personnage d’Ashley, dont la remise en question est parfaitement retranscrite par l’actrice Amber Stevens. Quelle que soit l’issue de la série, qui, au vu de son postulat et du développement de ses couples, ne peut qu’enchanter une partie de son public pour décevoir une autre, c’est la saison 4 dans sa globalité qu’il est important de juger. Il semble probable que les producteurs ont été contraints d’aller jusqu’au bout de leurs idées sur dix épisodes quand ils espéraient pour voir le faire sur deux chapitres, soit une saison complète. Résultat: une impression de voir certains épisodes en accéléré. Jusqu’ici Greek a toujours pris le temps de développer ses héros, on ne peut donc que regretter ce choix, si toutefois c’en est un. D’autant plus quand un des dix épisodes se concentre à lui seul sur Beaver, personnage secondaire unidimensionnel. Dans ce « All about Beav’ », référence au film méconnu et lynché par la critique All about Steve, le téléspectateur découvre même le véritable patronyme du jeune homme alors que celui-ci a toujours été présent depuis le premier épisode.

Les références de Greek, on le sait, sont variées. Quand elles ne sont pas d’ordre biblique, via le personnage de Dale, ou scientifiques, elles offrent un certain enseignement insoupçonné, comme lors de « Cross Examined Life » où Cappie et Calvin sont amenés, dans le cadre de leur cours de philosophie, à appliquer la méthode de Socrate. Outre le fait que l’exercice en question soit parfaitement incorporé au récit et fasse écho au sort des deux compères, ces derniers prennent la peine de fumer un joint. On aurait pu s’attendre à une leçon de morale et à une insistance sur les conséquences négatives de leur acte. Il n’en sera rien. Et de la part de la chaîne destinée à un public familial et appréciée (certes de moins en moins) par les téléspectateurs prônant le conservatisme, on peut parler d’audace. D’audace il est également question face à la banalisation de l’homosexualité, et ce, bien avant que des sponsors américains décident de retirer leurs spots pendant la diffusion de Pretty little liars, sous prétexte que celle-ci rendrait légitime le style de vie homosexuel. Une représentation loin d’être inédite dans Greek qui confère à la série son statut de chronique générationnelle à la fois juste et bien plus subtile qu’elle n’en a l’air.


#17 - The Office



Statut : En cours de production

Citation :
Drôle de saison pour The Office ! Steve Carell ayant annoncé son départ bien avant la mise en production de la septième saison, les producteurs de la série ont pu jouer toute l’année sur son personnage et sa succession. Bercée d’une longue nostalgie sur les années passées, The Office a vécu une belle saison après les « sans plus » saisons 5 et 6.

Réalisant que la série doit beaucoup – pour ne pas dire presque tout – à son acteur principal (et pour lequel j’espère enfin un Emmy), Carell n’a jamais été aussi peu présent et son personnage, Michael Scott, aussi peu envahissant. En mettant beaucoup plus en avant ses seconds rôles, la série a pris le risque de les épuiser et de les rendre agaçants. Si on sent que la soudaine notoriété d’Ed Helms (Very Bad Trip) a tenté d’être capitalisée à fond (Sweeney Todd), la plupart des personnages ont connu de belles évolutions, spécialement les derniers arrivés. Ainsi, le duo Gabe/Erin aura donné lieu à de délicieux moments de comédie, un couple encore plus incompatible que celui formé par Ryan et Kelly, c’est dire le niveau !

Mais plus que jamais, la saison 7 aura été un hommage à Michael Scott. Profitant des 24 épisodes pour faire revenir un grand nombre de visages connus, on a presque eu l’impression d’assister à la dernière saison de la série ! Entre un excellent épisode sur l’herpès de Michael qui permet de revoir les nombreuses conquêtes de Michael (dont la fantastique Jan), le retour des Dundies, ou LE film de l’année 2011, Threat Level Midnight (d’ores et déjà un classique), le « best world boss » a donné matière à émouvoir. Plus que tout, le retour de la géniale Amy Ryan dans le rôle de Holly Flax et l’alchimie parfaite entre les deux acteurs ont donné les meilleures scènes de la saison.

Fort d’un énorme capital sympathie auprès du public, le dernier épisode de Steve Carell a été une vraie réussite. Très drôle, prenant le temps de conclure chaque relation, Goodbye Michael a surtout été très émouvant. Le duo Michael/Pam était l’une des forces de la série, espérons que Jenna Fischer ne perdra pas trop lors du changement. That’s what she said.

Alors que les plus grandes guest étaient annoncées pour couvrir le départ de Carell, jamais The Office n’a autant déçu. Rendre inintéressant James Spader, Catherine Tate, ou Ray Romano est une chose, mais gâcher le talent de Will Ferrell pendant 4 longs épisodes est presque passible de l’abandon immédiat !

Heureusement, la petite bou#ée d’air frais est venue du Royaume-Uni avec deux apparitions, dont une totalement géniale, du grand Ricky Gervais. Sa rencontre avec Steve Carell à la sortie d’un ascenseur grimpe directement dans les meilleurs moments de la série.

La première étape est donc réussie pour The Office : le départ du personnage et acteur principal. Reste la seconde : prouver que la série peut y survivre.

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:49

PLACES 16 A 13

#16 - Parks & Recreation



Statut : En cours de production

Citation :
Jeune comédie pleine de talent, Parks & Recreation est tout ce qui se fait de mieux à la télévision dans la sitcom de nos jours. Elle est à la fois drôle et vivante, créative et surtout très intelligente. Car maintenant qu'on sait rire sans réfléchir, il faut aussi pouvoir rire intelligemment. C'est ce que nous proposes cette comédie sans grande prétention mais qui au final, est une vraie bouffée d'énergie. Après deux premières saisons que l'on peut comparer aux deux premières de The Office (bien que cette dernière la surclasse largement, mais je parle d'évolution), la saison trois est une réussite en tout point. On rit, encore et à gorge déployée devant les aventures de Ron Swanson, personnage à la fois bougon et malicieux au regard presque pervers mais hilarant. Je pense notamment aux épisodes qui lui sont plus ou moins consacrés, de vrais perles télévisuelles. Et puis cette saison c'était le moment de voir évoluer notre Leslie nationale avec Ben. Là aussi on atteint des sommets mais plus dans la légèreté bleuet d'une relation amoureuse très épineuse qui ne sera pas sans conséquences. Andy et April, les deux grands gamins de la série auront su également trouver chaussure à leur pied dans la série en l'un l'autre nous livrant un mariage aussi grotesque qu'émouvant et drôle. Et enfin, Rob Lowe qui en devenant récurrent dans la série nous livre une prestation inattendue et surtout, nous prouvant au grand jour ses vrais talents pour la comédie (car bon, il était pas drôle dans Brothers & Sisters). Bref, la saison trois de Parks est une vraie réussite, ce que l'on fait de mieux oui, et ce qu'il faut consommer aussi. Ca se déguster sans regarder les calories puisque vous savez ce que l'on dit : le rire c'est bon pour la santé.


#15 - The Big C



Statut : En cours de production

Citation :
J’avais très peur de cette série. Pour tout vous dire, j’ai d’ailleurs plus regardé le pilote par « déontologie professionnelle ». Pour ce qu'il m'en reste en tout cas. Oui j'avais peur. Peur d’avoir à faire à ce genre de série hautaine dont on allait crier au génie sur tous les toits sous prétexte qu’elle allait parler d’un sujet grave. Et il faut bien reconnaitre qu’elle nous a pris, dans le sens positif du terme, à contrepied.

Si la série traite bien des problématiques liés au cancer, The Big C est avant tout une comédie dramatique grinçante, écrite avec justesse et intelligence et qui allie à la perfection scènes humoristiques poilantes et instants dramatiques poignants, sans jamais tomber dans le pathos ni la facilité. La série parvient à réaliser un numéro d’équilibriste exceptionnel, avec un sujet pourtant extrêmement casse gueule, en dédramatisant avec finesse le sujet du cancer sans jamais occulter la gravité et la tragédie de cette maladie. Ce jonglage, parfois au sein même d'une scène, entre légèreté et intensité est franchement une prouesse. Elle peut ainsi nous mettre mal à l'aise mais sans que l'on puisse en tenir rigueur. Que l'on aime ou non cette série, que l'on puisse penser qu'elle soit démago ou outrancière, il faut reconnaitre que peu de séries ont su traiter d'un sujet aussi sérieux, voire plombant, avec une telle frivolité.

90% de la réussite de la série tient évidemment à la performance de Laura Linney qui tient sans nul doute le rôle de sa vie (en même temps, dans une filmographie constituée à 80% au mieux de rôles très secondaires, au pire de nanars …). Son personnage est bouleversant de vie, d’humour, de vérité, de légèreté. Côté personnages secondaires, je suis un peu plus mitigé entre les excellents Oliver Platt et Phyllis Somerville d’un côté et puis Gabourey Sidide et John Benjamin Hickey de l'autre, beaucoup trop cabotins à mon goût.


#14 - Modern Family



Statut : En cours de production

Citation :
Comédie événement de 2009/2010, Modern Family et son style « mockumentary » marquaient la surprise. Comme toute nouveauté encensée par la critique, la deuxième saison des aventures des Pritchett, Delgado et Dunphy était particulièrement attendue au tournant. Le cas de figure s’étant déjà présenté par le passé, la série chouchoute des professionnels (en témoignent ses nominations aux Television Critics Awards, Writers Guild of America Awards ou encore Directors Guild Awards) aurait très bien pu perdre de son prétendu « piquant » et lasser de par sa forme et son genre (comédie chorale).

Force est de constater que cette deuxième salve a toujours les honneurs du milieu et des téléspectateurs. Les dialogues ne sont pas aussi impertinents que l’on peut l’imaginer (en même temps la série a été à tort considérée comme une « comédie acide »), l’ensemble est toujours inégal et, plus globalement, une impression de déjà-vu domine, mais Modern Family reste efficace dans son genre. L’épisode d’Halloween, pour lequel Jesse Tyler Ferguson est nommé aux Emmy Awards, jongle habilement entre le burlesque des situations et une atmosphère chaotique liée aux névroses de chacun.

Ce sont d’ailleurs dans les épisodes où le casting est intégralement réuni à l’écran que l’on retrouve les meilleures scènes, ou du moins les plus empreintes d’émotion. Le season finale, à l’image de celui de la première salve, interroge le téléspectateur sur la notion de groupe. On assiste à nouveau à un ensemble particulièrement dépareillé qui finit par former, après moult situations cocasses, une famille unie. Dans ces moments-là, Modern Family réalise une véritable prouesse : arriver à offrir de la sincérité avec une possibilité de mise en scène pour le moins limitée.


#13 - Weeds



Statut : En cours de production

Citation :
L'avez-vous déjà ressenti? Cet indéfinissable sentiment de satisfaction à la lecture d'une chronique puis de deux, puis d'une dizaine... chacune vous le confirmant: ça y est votre série favorite, tombée dans l'oubli critique après des années d’intrigues over-the-top (injustement) incomprises, est de nouveau reconnue à sa juste valeur. Non? Jamais? Eh bien je dois vous dire que c'est plutôt jouissif.

Surtout dans le cas de Weeds dont l'heure de gloire remonte déjà à sa saison 2. 4 ans plus tard, elle signe enfin une saison qui la réconcilie avec la critique. Pourtant, elle n'a absolument plus rien à voir avec la série qu'elle était à l'origine. Disparue la satire au vitriol de la banlieue américaine à faire pâlir les mégères au foyer d'ABC. Même les péripéties mexicaines des précédentes saisons sont bien loin. Mais c'est cette capacité à se réinventer qui fait la force de Weeds et plus que jamais, elle a eu l'occasion de la mettre en pratique dans sa saison 6. Celle-ci prend ainsi la forme d'un road trip géant, entraîné par l'acte meurtrier de Shane forçant toute la famille à fuir Ren Mar.

De Seattle en passant par les aires d'autoroute et les villages redneck plus glauques que la chambre d’un Sofitel jusqu'au Michigan, la saison emporte donc les Botwin à travers les États-Unis, le terrible Esteban et ses sbires à leur trousses. Weeds qui cultivait déjà auparavant son imprévisibilité a alors pu se permettre de la pousser à l'extrême. De cette façon, on a quasiment l'impression de vivre plusieurs séries en une seule saison, chaque épisode ou presque nous plongeant dans un univers différent du précédent.

Une chose qui ne change pas, c'est le don des personnages pour se retrouver dans des situations plus délicieusement fucked-up les unes que les autres et aussi irréalistes que la plus timbrées des hallucinations imaginées par un Doc Gynéco stone (je ne sais pas si c’est bien utile de le préciser, tant ça relève presque du pléonasme). La drogue a donc beau ne plus occuper une place aussi importante dans la série que par le passé, elle y contribue toujours en participant au processus créatif. Impossible de croire en tout cas que Jenji Kohan puisse être parfaitement clean en écrivant la série. Non mais vous l’avez déjà vue ? Ses airs d’ex-hippie sont plus que suspects.

Les situations déjantées se font néanmoins plus rares en fin de saison pour laisser place à un aspect plus nostalgique. Celui-ci accompagne le passage de la clique dans la ville natale de Nancy qui sonne alors comme un retour aux sources. Le tout est ponctué d'auto-références et petits rappels faisant habilement appel à l'attachement des téléspectateurs pour la série. Un peu comme les vieux, vous savez, qui se remémorent leur bons moments avant leur dernière heure. La différence, c'est que Weeds semble avoir encore pas mal de temps devant elle.

Mais quand on y pense, elle aurait presque pu s'achever sur cette saison 6 finalement. En effet, on a un peu le sentiment que la boucle est bouclée avec la décision finale de Nancy de mettre un terme à son emprise néfaste sur sa famille. Tout le cheminement pour y arriver est d'ailleurs finement mené et ne manque pas d'émotion. Plus particulièrement au moment où Nancy réalise quelle mauvaise mère elle a été. Elle aurait tout de même eu de quoi relativiser si elle avait su que certaines vont même jusqu'à congeler leur progéniture. Quoi qu'on en dise, Mary-Louise Parker a en tout cas toujours assuré, donnant à Nancy la nuance et la complexité nécessaire.

D'autre part, la saison apporte également de bonnes conclusions pour les autres personnages. Andy se libère de ses sentiments pour Nancy, Silas accomplit enfin sa quête d'identité (au cours de laquelle l'acteur se révèle étonnamment convaincant) et Shane quant à lui parvient paradoxalement à se rapprocher de sa mère après son dérapage de fin de saison dernière, devenant une sorte de Tanguy qui aurait viré psychopathe.

Mais voilà, la série a été renouvelée pour une saison 7 et pourrait même, si ce n'est pas déjà fait, en décrocher une huitième aux dires de David Nevins, grand patron de Showtime qui, selon ses propres mots, voit encore beaucoup de vie dans la série. Des propos auxquels je ne peux qu'adhérer.

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:52

PLACES 12 A 10

#12 - The Killing (US)



Statut : En cours de production

Citation :
Comme « Twin Peaks » en son temps, modèle incontestable du genre, The Killing narre l'enquête sur le meurtre d'une adolescente dans la ville de Seattle, à travers trois points de vue : celui des flics, de la famille et des politiciens de la ville à l'aube d'une campagne importante. Ce qui frappe d'abord, c'est la simplicité avec laquelle cette histoire sordide est racontée. Et c'est, je crois, cet extrême réalisme qui la rend encore plus horrible et curieusement fascinante. Tous les personnages semblent exister et j'ai été sincèrement impressionné par les prestations des acteurs, en particulier celle des parents de Rosie, dont une Michelle Forbes sans maquillage, à mille lieues de sa composition pour True Blood, dont les larmes et les cris déchirants m'ont fait frissonner. Les enquêteurs, eux, sont loin des stéréotypes que l'on nous sert depuis tant d'années dans tous les cop-shows à la mode. L'inspectrice Sarah Linden (interprétée par Mireille Enos, que l'on peut considérer comme la révélation télé de l'année), plus ou moins considérée comme l'héroïne, est d'un naturel désarmant. C'est vrai qu'elle n'est pas très souriante mais ça ne l'empêche pas d'inspirer la sympathie. Elle est réelle parce qu'elle n'est pas infaillible. Ce que l'on entrevoit de sa vie de femme ne fait que le confirmer : elle n'est pas une super-maman et une super-épouse. En gros: elle est comme vous et moi et elle ne triche pas. Son collègue a des méthodes bien différentes et il est franchement flippant par moment, mais aussi cynique et donc amusant à ses heures perdues. Le duo trouve un juste équilibre au fil des épisodes. La partie politique de la série est la moins passionnante car elle la plus déconnectée de l'histoire principale (en apparence du moins). Elle a tendance à faire tomber le niveau général, qui est pourtant excellent. L'atmosphère continuellement pluvieuse de The Killing contribue grandement à son aspect dépressif. C'était prendre un véritable risque que de miser là-dessus. Ca aurait tout aussi bien pu être repoussant. Les musiques, elles aussi, ne sont pas des plus joyeuses. Mais elles soulignent efficacement les nombreuses émotions que nous fait traverser les épisodes.

The Killing, dont le mérite doit avant tout revenir aux créateurs originaux de la série danoise, possède autant de facettes que de personnages. Tragique, mystérieuse, fascinante, émouvante et déprimante, elle est une expérience télévisuelle à elle toute seule, lenteur comprise. Le dernier épisode de la saison a engendré une polémique inattendue à laquelle je n'ai pas du tout adhéré mais je suis certain que les détracteurs de la série seront les premiers à se jeter sur la saison 2.


#11 - Boardwalk Empire/size]



Statut : En cours de production

Citation :
Je ne suis traditionnellement pas amateur des grandes frasques historiques. Mais Boardwalk Empire est différente à bien des égards des séries historiques que l’on a vu fleurir sur les chaînes câblées américaines ces dernières années. La série ne se concentre pas sur un personnage, une famille ou une intrigue particulière comme c’est bien souvent le cas. Elle traite finalement plus d’une époque que d’un thème. De part le prisme d’Atlantic City et de la Prohibition, Boardwalk Empire dépeint en réalité le portrait de l’Amérique de la période post-guerre mondiale au travers de l’ensemble des thèmes de société chers à cette période: pouvoir, politique, argent, mœurs, sexe, mafia, féminisme et même racisme.

Descriptive (et parfois rébarbative, j’en conviens) dans ses premiers épisodes, Boardwalk Empire parvient assez rapidement à développer de vrais intrigues, un vrai suspens et une vraie tension. L’ambition de la série, couvrir l’ensemble des sujets de l’époque dans le but de nous offrir le panorama le plus complet de cette décennie assez méconnue, est telle qu’il fut été impossible de créer un suspens haletant dès les premiers épisodes. Pas à ce niveau d’exigence.

Boardwalk Empire impressionne. Mais justement pas là ou on l’attendait. Vendue comme la série de tous les superlatifs, la série se relève visuellement bluffante mais finalement assez sobre. La véritable prouesse est, encore une fois, à chercher du côté de la richesse de ses intrigues. Contrairement à ce que beaucoup de détracteurs ont pu affirmer, la série ne s’enferme pas dans la contemplationmais développe de vrais arcs narratifs, le tout sublimé par une réalisation sans égal, des décors fantastiques, une documentation riche et minutieuse et un casting magistral.

La genèse d’Atlantic City est ainsi racontée à travers les yeux de Nucky Thompson, magistralement interprétée par Steve Buscemi, perfide et manipulateur homme de pouvoir d’Atlantic City. Si Buscemi crève littéralement l’écran, les personnages secondaires, principalement Michael Pitt et Kelly MacDonald, n’ont franchement rien à lui envier. Boardwalk Empire est donc une vraie découverte que je conseille même à ceux qui, comme moi, ne sont pas des traditionnels aficionados des séries du genre.


[size=18]#10 - Justified




Statut : En cours de production

Citation :
Simple coup de cœur de la saison passée, séduisant par son côté western anachronique, Justified en a surpris plus d’un cette année. La série a fini par trouver sa voie, ce qui lui a permis dès lors de pleinement exploiter l’énorme potentiel qu’elle couvait en saison 1. Là où elle effectue son principal progrès par rapport à sa saison précédente, c’est dans son choix d’enfin embrasser totalement sa partie feuilletonnante. La série avait prouvé qu’elle avait les moyens de gérer un fil-rouge sur la longueur, lui accorder une plus grande place ne pouvait lui être que bénéfique. Disparus donc les sympathiques mais oubliables stand-alone des débuts, c’est désormais une intrigue d’envergure, mêlant jeu de pouvoir et querelles de familles, qui nous tient en haleine pendant 13 épisodes. On se délecte alors de la voir peu à peu embarquer chaque personnage à mesure de son évolution, les alliances des uns se faisant et se défaisant avec ingéniosité pour mieux arranger celles des autres. Bref, c’est à une intense partie d’échecs sur fond de cambrousse américaine qu’on assiste.

Nul doute néanmoins que les choses n’auraient pas été aussi captivantes si Justified n’avait pas pu compter sur l’éblouissant guest-cast qu’elle s’est dégotée pour camper l’infernale famille au coeur de l’intrigue, les Bennett. Pour incarner les dangereusement crétins fils Bennett, Jeremy Davies et Brad Williams Henke se sont ainsi véritablement dépassés, particulièrement le premier qui se retrouve dans un rôle à mille lieux du scientifique torturé de Lost qu’il était. Mais la plus impressionnante reste bien entendu la génialissime Margo Martindale, absolument bluffante en Mags Bennett, matriarche du clan. Ah, Mags Bennett, ne vous fiez pas à ses airs de Martine Aubry au saut du lit, c’est une femme tout bonnement terrifiante, on ne le dira jamais assez. Une incroyable arc-villain qui restera dans les annales pour l’immense complexité apportée au personnage par Martindale. Mais là où Justified tient son génie, c’est qu’elle parvient à rendre ces brutes épaisses sans foi ni loi attachantes. Au fond, Dickie et Coover ne sont donc que des adulescents sans repères, en manque d’affection et Mags, une mère brisée qui ne cherche qu’à veiller sur son territoire. Et aussi bestiaux et cruels qu’ils peuvent se montrer, on finit alors par les comprendre.

Pas aussi marquante que la grande Martindale, la jeune Katlyn Denver n’en n’a pas moins été également une excellente bonne surprise cette saison. Pour une aussi jeune actrice, la performance force le respect. Elle incarne Loretta, une orpheline écorchée et la fille qu’a toujours rêvé d’avoir Mags. C’est elle qui devient la vraie clé de l’intrigue en se retrouvant piégée au milieu des multiples magouilles des Bennets. Une lourde tâche très bien accomplie par Denver qui donne à la fillette la profondeur et l’émotion nécessaire, notamment quand sonne pour elle l’heure de la revanche.

Face à ces nouveaux acteurs de talent, les récurrents de la saison passée n’ont pas non plus démérité, loin de là. Walton Goggins en tête. Il parvient toujours à donner à Boyd Crowder l’ambigüité et le flegme qui font sa force. Le personnage n’a pas connu une saison de tout repos mais que ce soit sa descente aux enfers ou la renaissance du personnage avec son retour au banditisme, tout a toujours été finement mené. Cela a même donné de quoi faire à l’impétueuse Ava qu’on a donc eu la bonne idée de rapprocher de Boyd plutôt que de la laisser compliquer davantage la relation de Raylan et Winona. La tumultueuse histoire du couple, bien que moins palpitante que celle des Bennett, a en tout cas fourni une belle occasion aux personnages de renforcer leur alchimie. Le temps d’antenne de la charmante Natalie Zea a en conséquence aussi été allongé, permettant de mieux connaître son personnage après être un peu passé à côté la saison dernière. Les marshals en revanche, et ce serait peut-être mon seul reproche à la série, n’ont pas eu cette chance. A l’exception du patron Art, bien sûr, qui s’est même illustré en excellent ressort comique. Mais je serais à la place des acteurs jouant Rachel et Tim, je me demanderais si mon nom a vraiment sa place au générique. Un nouveau genre d’emploi fictif il faut croire…

Bien sûr, je l’ai à peine mentionné jusque-là, mais la série ne serait rien sans Raylan Givens, véritable pilier du show, interprété par Timothy Olyphant avec une nonchalance toujours aussi classe et un charisme crevant l’écran. Je le reconnais, à l’époque de son passage douteux dans Damages, j’étais le premier à dénigrer l’acteur mais force est de constater qu’il s’est grandement amélioré et que ce fantastique rôle de cow-boy du XXIe siècle était taillé pour lui. Le personnage est cependant loin d’être un héros sans failles et le grand mérite de la série est justement de creuser ses défauts. C’est d’ailleurs dans les instants où Raylan se retrouve le plus vulnérable, comme dans le magnifique épisode Reckoning qui le voit affronter le deuil d’un parent, qu’il se révèle le plus touchant. La prestation toujours toute en nuance et étonnamment sobre et naturelle d’Olyphant contribue de fait beaucoup à l’émotion. La série fait également de Raylan un excellent trait d’union entre les différents personnages, garantissant une vraie cohésion et n’éclipsant jamais ses partenaires. Son duo de frenemies avec Boyd est même l’un des plus savoureux de la série. N’oublions pas non plus ses face-à-face avec les Bennett et plus spécialement Mags, toujours grisants et bien sûr la tendre relation paternelle qu’il noue avec la pauvre Loretta.

Il y aurait évidemment encore beaucoup à dire sur cette deuxième saison, sa finesse d’écriture, sa réalisation soignée nous immergeant parfaitement dans un far-west contemporain, ses scènes de confrontations particulièrement longues mais toujours des plus intenses. Ce qu’il faut en tout cas retenir de Justified cette saison, c’est un récit éprouvant, impeccablement maîtrisé d’un bout à l’autre, nous faisant trembler même pour les personnages les plus vils. Un récit qui lui permet une fracassante entrée dans la cour des grands.

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Sam 10 Sep - 11:56

PLACES 9 A 7

#9 - Friday Night Lights



Statut : Annulée

Citation :
Après 5 saisons de touchdown, de départs, d’arrivée, de caméras qui tremblent et d’accents texans, la série de Peter Berg s’est achevée il y a quelques mois avec brio. Renouvelée pour deux saisons par NBC et Direct TV, la saison 5 est l’aboutissement d’intrigues mises en place avec le changement de lycée opérée en quatrième saison.

Après avoir été déboussolé par les nouveaux personnages – qui ne remplaceront jamais les anciens soyons clairs – Luke, Jess ou encore Vince ont réussi à trouver leurs marques, même si cette dernière saison les a vues plus en retrait. Réussissant à ne pas se répéter, les scénaristes ont su proposer des intrigues et des développements inédits et intéressants, bien que peu originaux. Le couple Luke/Becky aura été mignon et touchant, l’arrogance de Vince compréhensible, et la révélation professionnelle Jess intéressante et inspirée grâce au duo formé avec le coach Taylor. On reste quand même un peu dubitatif sur l’intérêt d’Epyck ou sur l’agaçant Omett Howard, père de Vince.

Surtout, Jason Katims a su jouer sur la nostalgie.

Réussissant à faire revenir, entre autres, Zach Gilford, Scott Porter et, surtout, la fantastique Adrianne Palicki, Friday Night Lights a joué les adieux tout au long des 13 derniers épisodes. Des retours pas forcément indispensables, mais qui touchent et font du bien. Après tout, n’avons-nous pas été de fervents fans des Dillon Panthers avant de rejoindre les East Dillon Lions ?

Fil rouge incontestable, et peu attendu au début de la série, Taylor Kitsch a une fois plus réussi à briser notre coeur. S’emparant de son personnage avec toujours autant de talent, Tim Riggins a suivi l’évolution de la série. De secondaire, il est devenu un pilier, une référence. Toujours sur la brèche, parlant peu, mais toujours avec intérêt, le vrai héros de la série, c’est lui !

Personnages centraux, les époux Taylor n’ont pas démérité. Symbole du couple parfait malgré leurs désaccords (encore heureux !), la cinquième saison a été l’occasion de les mettre encore plus au centre de la série. Porté par le talent de Kyle Chandler et Connie Britton, le couple a connu quelques turbulences qui ne sont pas restées sans conséquence. Pas de tromperie ou autres ressorts soap sans intérêt, jamais FNL ne s’abaisserait à ce niveau, Tami Taylor a juste dû rappeler à son coach de mari, qu’elle n’était pas que seconde dans leur duo, juste son égale. Tout simplement parfait. Est-ce utile de répéter que nous avons là l’un des couples les plus réussis des séries américaines ?

L’autre grande force de la série est d’avoir su toujours proposer des personnages secondaires réussis. Entre Buddy et le couple Billy/Mindy (fantastique), on n’aurait jamais pensé que leurs destins puissent nous toucher ! (bon peut-être pas Buddy mais pour Mindy, je dis oui !).

Avec toujours ce souci du réalisme, sans être forcément réaliste, mais qu’importe, Friday Night Lights a, de l’avis général, prouvé qu’une fin de série réussie était encore possible. Entre minisurprises et vraies attentes, entre tristesse de devoir les quitter et joie de les voir optimistes (quelle scène entre Tim et son frère !), cette dernière heure a conclu parfaitement cette série au destin si particulier. Qui aurait pu croire qu’une série sur le football américain puisse être le meilleur drama de ces dernières années ?

Clear Eyes ! Can’t Lose ! Full Hearts !


#8 - Shameless (US)




Statut : En cours de production


Citation :
Shameless fait partie de ces séries remplies de petites imperfections qui en font son originalité et sa singularité. Alors bien sûr certains argueront que la créativité est aisée quand on est la fidèle adaptation d’une série anglaise. C’est vrai. Mais ce n’est pourtant pas évident. Regardez donc Skins US, Being Human US, la première saison de The Office US … Toutes de piètres qualités. Et quand, comme Shameless, on est adapté d’une série aussi culte et vénérée par les critiques que celle-ci, la tâche est d’autant plus ardue. Difficile mais pas impossible puisque cette première saison se révèle être un vrai petit bijou.

La série n’avait pourtant pas démarré sous les meilleurs auspices. Après un pilot de présentation brillant, les 2/3 épisodes suivants se sont révélés décevants : des épisodes plus ou moins bouclés, des intrigues « système D » au sens propre comme au figuré. Franchement, on se serait parfois cru chez les Bougons de M6. Et puis la série a soudainement changé de dimension. Surfant quasi-exclusivement sur le vulgaire comique de situation à ses débuts, Shameless n’a par la suite pas hésité à développer de vraies intrigues familiales touchantes, voire déchirantes, mais toujours drôles et traitées avec justesse et second degré.

La série parvient ainsi à réinventer de A à Z le genre du drama familial, que l’on pensait pourtant assez figé. Si elle reprend bien des ficelles chères à la série familiale, la galerie décapante de personnages (et pour le coup opposée à la série traditionnelle) lui permet de traiter ces problématiques d’un œil nouveau – et complètement barré. Dès le pilote, l’excellent casting s’approprie totalement ces personnages tous plus allumés que les autres. Des rôles principaux, Emmy Rossum, Joan Cusack et William H. Macy en têtes de gondole, aux rôles les plus secondaires, tous semblent « être » leurs personnages. Résultat : on s’attache dès le pilote : une qualité rare. Les intrigues sont démentielles, le rythme enlevé, les dialogues savoureux, les situations jouissives. On ressort d’un épisode de Shameless avec la sensation d’avoir pris son pied pendant 1 heure. Sans nul doute, Shameless est le meilleur drama (ou plûtot dramédie) familial qu’il m’ait été l’occasion de découvrir.


#7 - Fringe




Statut : En cours de production

Citation :
Je dois vous avouer qu’il n’est pas facile pour moi d’être totalement objectif (si tant est qu’une critique puisse l’être) quand on me demande d’écrire sur une série de l’univers J.J. Abrams.

Certes, ce « golden boy » (sic !) n’est pas totalement dénué de qualités, seulement, son incapacité à s’investir durablement dans ses projets et à les abandonner dans des mains malheureuses (Alias, Lost, pour ne citer qu’elles) m’empêchent dorénavant de me laisser bercer, épisode après épisode, saison après saison, tranquillement dans ses séries. Je le sais, la fin ne sera jamais réussie. Il y aura toujours quelque chose qui ne fonctionne pas, un sentiment de « tout ça pour ça » (confirmé cet été avec Super 8).

Il aura donc fallu à Fringe deux saisons pour se trouver. Après une première saison sympathique, mais vraiment pas inoubliable, qui valait plus pour ses ouvertures spectaculaires et son casting réussi ; la première moitié de la seconde saison a presque failli me faire abandonner. À force de privilégier des enquêtes indépendantes, la série n’avait plus aucun rythme, ni intérêt. Autant se faire une intégrale de X-Files. Puis, survint le miracle de l’épisode « années 80 » et l’enchaînement d’une fin de saison intrigante, réussie, feuilletonante.

Après avoir compris que la série ne décollerait jamais niveau audiences, les scénaristes ont enfin pu se faire plaisir et mettre en place une mythologie. Tardivement certes, après avoir perdu la moitié de l’audience, mais ils l’ont fait.

Découpée en trois segments, Fringe a eu sa meilleure saison cette année. Le premier tiers de la série est brillant. L’univers développé sur deux mondes est la meilleure idée de la série, et elle a été très bien utilisée. Outre les petits clins d’œil liés aux différences (Kennedy, The West Wing, etc.), les scénaristes ont surtout réussi à construire un environnement crédible dans lequel évoluent des doubles qui ont leur propre identité et leur propre histoire. Par ailleurs, l’alternance des épisodes n’a pas nui à la cohérence, ni à l’identité de la série. Une prouesse. Je ne peux pas en dire autant du second tiers qui a donné le sentiment que les scénaristes ne savaient pas eux-mêmes où ils allaient (Belly & Cie.).

Rehaussant le niveau, la dernière ligne droite de la saison a été plutôt réussie malgré quelques grosses maladresses. Les prises de risques n’ont pas toujours été payantes (comics, saut dans le temps) mais elles ont le mérite d’avoir été prises, et rien ne paye plus, pour moi, que la volonté de surprendre le téléspectateur (si tant est que le fond tienne la route).

Malgré tout, après l’épisode final, la quatrième saison va devoir jouer l’équilibre pour ne pas sombrer dans de la SF cheap. L’histoire n’est pas bouclée et une dernière saison ne semble pas de trop pour arriver au terme des aventures de Peter Bishop et Olivia Dunham, mais le twist du dernier épisode prend le risque d’une répétition avec le début de la saison 3. Wait & See.

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Dim 11 Sep - 20:30

Etonnée d'en voir certaines si bas ! Et il y a pas le top five ?! lol!

Merci de poster tout ça en tout cas

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Dim 11 Sep - 20:33

C'est édité au jour le jour

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Dim 11 Sep - 20:35

Ah ok ! Curieuse de voir le top en tête alors

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MessageSujet: Re: Le classement des séries    Aujourd'hui à 12:54

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