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 Black Swan

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Miss Kitty
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MessageSujet: Black Swan   Dim 20 Fév 2011 - 21:58



Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily ...



Que pensez-vous de ce film ?
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MessageSujet: Re: Black Swan   Dim 20 Fév 2011 - 21:58

J'aime la nuance. Et j'aime les dualités. Avec Black Swan, j'ai été servie ♥ J'ai littéralement adoré !

J’ai dû le voir deux fois au ciné pour mieux capter toutes les subtilités, parce qu’on a une bonne dose d’informations au cours du film, et il me faut toujours du recul pour mieux appréhender l’histoire et sa symbolique.

Déjà, je ne connaissais "Le lac des cygnes" que de nom, sans en connaître précisément l'histoire -même si, pour le coup, le déroulement me disait quelque chose, je devais sûrement en avoir entendu parler... Le monde de la danse classique m'est complètement inconnu, donc je ne pourrais absolument pas en faire une critique objective à cet égard (fidélité à ce que peuvent ressentir les ballerines ?) mais en tous les cas, j'ai trouvé Natalie Portman époustouflante et impressionnante. Je crois savoir qu'elle s'est énormément entraînée pour ce film (5 heures par jour j’ai entendu dire), et son travail a payé, parce que le film mérite réellement son succès, et une grande partie de sa qualité lui revient. Pas seulement pour la danse, où, j'imagine, elle a dû faire énormément d'efforts pour atteindre un certain niveau, mais surtout pour son interprétation quasi-parfaite (je dis "quasi" parce qu'on aura vu dans le film que la perfection pouvait coûter très cher ^^). Les scènes d'émotions, les scènes de perdition, sa rage à l'encontre de ce Cygne noir cristallisé le plus souvent sous l'apparence de Lily, cette autre partie d'elle-même qui veut s’emparer d’elle et prendre sa place... Une vraie performance, bluffante.

  • Le film, Nina : Le film en lui-même est *vraiment* magistral. On retrouve ici la recette utilisée par Aronofsky dans "Requiem for a dream", une descente longue et lente, avec un final qui te laisse pantois à la sortie de la salle... Il se dégage une ambiance très forte et saisissante du film. J'aime la manière dont ça a été filmé (mention à la scène où elle prend de l'ecstasy et se lâche complètement avec Lily, ou encore celle où elle fantasme qu'elle couche avec elle) ; ils y ont mis beaucoup d'intensité et de sensualité, à plusieurs reprises. Ici, la sexualité est un moyen de libérer ses pulsions, de se relâcher, de se laisser aller…

    Parce que Nina est un personnage extrêmement conditionné et elle est refermée sur elle-même au début du film ; elle est toujours dans la maîtrise et le contrôle, son côté sombre est *là* (quelques petits détails révélateurs nous sont montrés dès le départ), mais il est refoulé. Elle n’ose pas s’abandonner. Et ce qui lui manque, c'est le plus important. L'émotion. Danser avec ses trippes, et non sa technique, se laisser aller, avoir cette soif de liberté et réellement *vivre* l’histoire. Explorer aussi un côté plus sombre d'elle-même. Pour ça, danser dans ce ballet lui aura permis de libérer justement ses pulsions les plus enfouies, celles qu’elle tentait de contrôler. De les lâcher, de se permettre cette liberté. Non sans conséquences... Le film joue énormément sur la métaphore et mélange presque fictif au réel, pour nous permettre de faire un plongeon direct dans la tête de Nina, et de voir jour après jour sa transformation métaphorique, son évolution vers cette "perfection" qu'elle recherchait. Une perfection qui lui aura peut-être coûté la vie, mais elle l'aura "sentie". Elle a retiré ses barrières et dépasser ses limites pour le ressentir. C’est une chose qui s’est insinuée en elle, une partie à laquelle elle s’est ouverte.

    La transformation s'effectue de manière très spectaculaire, grâce au jeu de Natalie, mais aussi à la manière dont ça a été filmé. Grosse mention pour la musique, notamment lors des scènes de folie, qui était particulièrement forte et bien accordée. Elle a grandement contribué à l’effet sur les spectateurs.


  • Thomas : Vincent Cassel était particulièrement excellent dans son rôle, très belle interprétation. Il est celui qui va *pousser* Nina à dépasser ses limites. Celui qui va la pousser à trouver son côté sombre, son Cygne noir, et à libérer ce potentiel en elle. Il a apporté un vrai plus à l'histoire. Il a été l'élément déclencheur, et j'ai trouvé son personnage vraiment rafraîchissant de par son caractère et sa passion, sa compréhension des émotions et de l'histoire.

  • Lily : Mon coup de cœur (et ma surprise) revient à l’actrice Mila Kunis, qui interprète le rôle de Lily. Je connaissais le talent de Natalie Portman, mais Mila a été une agréable découverte. Je suis extrêmement fan de ce qu’elle dégage. Et son rôle dans le film était totalement fascinant, pour ce qu’elle symbolise au regard de la transformation de Nina (caractérisé encore plus par le tatouage qu’elle a dans le dos, qui représente des ailes noires). Tout au long du film, Nina éprouve une forme de fascination et crainte à son égard. Fascination et attirance, parce qu’elle représente pour elle le Cygne noir, son côté sombre et libre, et c’est une réelle tentation. Et la peur découle justement de ça : se laisser aller, se lâcher, comme Lily le fait, Nina est effrayée à cette idée, mais elle est outrancièrement attirée par ça à la fois... Assumer sa sexualité, assumer sa liberté… C’est ce qui nous montre la scène fantasmée par Nina après avoir pris de l’ecstasy. Elle se voit céder à son attraction pour Lily, qui représente sa partie obscure. Et elle a vraiment très peur que celle-ci prenne sa place.

    Techniquement, on nous dit qu’elle a peur qu’elle prenne sa place dans le ballet (elle est sa remplaçante), Nina est terrifiée et est persuadée qu’elle veut la lui voler et devenir la Reine des Cygnes. Métaphoriquement, Nina a surtout peur de *devenir* le Cygne noir.

    Lily ne le sait pas, mais pendant tout le film, on voit que Nina a fait d’elle son Cygne noir. Chose que l’on voit de manière évidente vers la fin, lorsqu’elle croit tuer Lily –tuer le Cygne noir- et en la tuant, elle s’ouvre elle-même à sa partie sombre. Elle *devient* cette face sombre, elle le ressent enfin. Mais pour cela, elle a dû tuer le Cygne blanc. Et le Cygne blanc, c’était elle.

  • La mère : On retrouve un léger cliché chez la mère qui vit sa passion à travers sa fille après avoir dû elle-même abandonner à cause de celle-ci lorsqu’elle est née. Cela dit, ce n’était pas plus dérangeant que ça. Le rôle même de la mère est particulièrement intéressant et consistant dans ce film. Elle est le garde-fou, celle qui cherche à garder sa "sweet little girl", le Cygne blanc. Elle l’habille, l’appelle toutes les cinq minutes, la dorlote, la borde dans son lit… Elle la garde ‘pure’ et la préserve de toute perversion ou noirceur. Je pense par exemple à la scène où Nina se masturbe dans sa chambre (elle se lâche enfin) et se rend soudain compte que sa mère est endormie dans le fauteuil juste à côté. Et hop, oubliée la liberté, oubliées les pulsions, retour à la sagesse, elle se planque sous les couvertures. Elle se contrôle beaucoup par rapport à sa mère (sa mère qui, elle, laisse ressortir sa face sombre à travers la peinture). On voit notamment son visage dans le ballet, lors de l’une des illusions de Nina, quand elle tourne sur elle-même avec l’aide de son ‘prince’, qui la soulève, et ce qui cause sa chute, c’est précisément ça : voir le visage de sa mère dans la foulée. Elle est celle qui veut la conserver de sa partie sombre. Mais tout au long du film, on voit Nina se rebeller de plus en plus contre sa mère, contre sa ‘bonne partie’ d’elle-même. Par des petits détails (l’empêcher d’entrer dans sa chambre) puis de manière de plus en plus virulente et violente. Avec cette obéissance à sa mère, elle était prisonnière. En se révoltant contre elle, en prenant des décisions sans elle, en lui criant dessus, en la mettant à la porte de sa chambre, en allant même jusqu’à lui tordre sa main blessée, elle laisse le Cygne noir prendre le dessus. Elle fonce tête baissée dans sa partie sombre, elle l’explore, la vit, la ressent. « I am the Swan Queen » ; c’est ce qu’elle dit en quittant la maison pour aller jouer la première du ballet. Force, conviction. Elle ne joue plus mais *incarne* la Reine des Cygnes.

  • Les marques/rougeurs : Un élément qui prend une grande importance dans le film. Nina laisse ressortir son stress de cette façon (marques dans le dos et sur les doigts), et comme nous le fera très clairement comprendre la réaction de sa mère, c’est une chose qu’elle réprime. En se faisant ces marques, Nina se rebelle contre sa mère, contre son Cygne blanc. Et il y a une scène particulièrement symbolique : quand sa mère découvre les rougeurs, elle la traîne dans la salle de bain pour lui couper les ongles en la réprimandant très fortement. Là encore, on a l’exemple précis de la mère (en représentation de la pureté) qui cherche à étouffer le Cygne noir. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que, dans une de ses crises de folie, Nina croit sortir une forme de "plume" noir de ses marques...



En bref, excellent film. Fascinant, intéressant, beaucoup de métaphores menées avec intelligence. Une musique époustoufflante et des acteurs totalement brillants. Pas grand chose de négatif à dire au sujet du film. Il est définitivement à voir ♥ C'est l'histoire d'une incarnation, d'une fille qui va découvrir son côté sombre, l'explorer et s'y brûler les ailes.
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MessageSujet: Re: Black Swan   Ven 9 Nov 2012 - 4:57

J'ai adoré ce film, il est super bien fait
J'ai même flippé à un moment ^^
Mais il est super, j'aimerai bien le revoir pour mieux le savourer.
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MessageSujet: Re: Black Swan   Sam 31 Aoû 2013 - 11:09

J'ai eu l'occasion de réécrire ma critique, avec le recul, c'est préférable ^^



Citation :
C'est l'histoire d'une incarnation, d'une fille qui va découvrir son côté sombre, l'approcher avec peur, curiosité, envie, et s'y brûler les ailes.

Je comprends ceux qui pointent le manque de subtilité par moments, mais je trouve que le film a un rendu magistral, avec des thèmes exploités de manière efficace et intéressante.

Nina est victime depuis toujours d'une mère étouffante, qui la conditionne pour qu'elle reste toujours une "sweet girl", et l'enferme dans un cocon d'innocence, qui l'empêche de se lâcher et de s'épanouir en tant que femme. Elle est celle qui la retiendra en arrière (comme la scène de la masturbation, où elle se tenait juste à côté, rappelant à Nina qu'elle n'était pas libre et n'avait même pas droit à son espace privé), la réprimandera, et agira toujours avec contrôle sur ses moindres faits et gestes, jusqu'à ce qu'elle celle-ci se libère enfin de son emprise (ce sont des petits signes de révolte d'abord, puis de grands éclats ensuite).

Tout au long du film, Nina va projeter son Cygne noir sur Lily, voyant en elle l'incarnation de sa Némésis. Une jeune femme libre et à l'aise dans son corps et dans sa vie.

Thomas, interprété magnifiquement par Vincent Cassel, va être le catalyseur de cette évolution et transformation. Il la pousse à plus de liberté, de courage et moins de faiblesse.

Nina s'impose une dure discipline, maîtrise sa technique, mais ne s'autorise jamais à se perdre ; ce qui la laisse toujours frigide et sans émotion. Conditionnée par sa mère, tout est toujours sous contrôle pour elle. Nina est en quête de perfection, à l'image de Beth, la précédente Reine des Cygnes, mais elle se fourvoie sur ce que signifie cette perfection. Ce contrôle d'elle-même l'empêche de s'abandonner à une liberté qu'elle n'avait jusque là jamais connue.

Et elle bascule, progressivement, apprenant à côtoyer son Cygne noir qui, qu'elle le veuille ou non, l'effraie et lui fait envie (comme le montre si bien son attirance pour Lily). Sauf que ce Cygne noir, extrême, s'avère auto-destructif.

Le film joue énormément sur la métaphore, et mélange presque fictif au réel, pour nous permettre de faire un plongeon direct dans la tête de Nina, et de voir jour après jour sa transformation métaphorique, son évolution vers cette "perfection" qu'elle recherchait, qui réside dans l'émotion et la liberté.

Au final, elle fait la transition entre innocence et noirceur, entre enfance et monde adulte. Mais dans cette quête de perfection, elle va finir par se perdre, jongler avec des visions à la limite de la schizophrénie. Au lieu de concilier les deux aspects de sa personne, le Cygne noir se devait de tuer le Cygne blanc afin de prendre place.

Les marques/égratignures que Nina se fait sont également un élément intéressant dans le film. C'est la manière de Nina de se réapproprier son corps. Quelque part, elle se rebelle contre sa mère, contre son Cygne blanc. Et il y a une scène particulièrement symbolique : quand sa mère découvre les rougeurs, elle la traîne dans la salle de bain pour lui couper les ongles en la réprimandant fortement. Là encore, on a l’exemple précis de la mère (en représentation de la pureté) qui cherche à étouffer le Cygne noir. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que, dans une de ses crises de folie, Nina croit sortir une plume noire de ses marques...

En somme, je recommande très vivement ce film, qui fait partie de mes préférés. J'aime son ambiance (très sombre et particulière, c'est du Aronofsky tout craché), ses acteurs, et le sujet ici exploité. "It's the story of a girl who gets turned into a Swan".
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